Musique connectée
Magazine
Mercredi 6 janvier 2021
1 min

En Inde, la pandémie profite aux musiciens indépendants

L'Inde est actuellement le troisième pays le plus touché par la pandémie. La crise a pourtant une conséquence inattendue sur la vie des musiciens indépendants : l'opportunité de se faire repérer...

En Inde, la pandémie profite aux musiciens indépendants
En Inde, la pandémie profite aux musiciens indépendants, © Getty / Suppasit Chukittikun

L’Inde avec son milliard trois d’habitants est actuellement le troisième pays le plus touché par la pandémie, derrière les Etats-Unis et le Brésil, la vaccination commence tout juste et les restrictions s’assouplissent, mais la population est épuisée par cette interminable crise sanitaire. Pourtant, dans ce marasme, les musiciens indépendants ont eu une opportunité inespérée, à savoir de se faire entendre par le public et les programmateurs, bien plus qu’en temps normal.

Pourquoi ? Parce que le colosse du cinéma Bollywood, qui domine aussi le marché indien de la musique, est muselé par la crise et par des mois d’interminable confinement. Autrement dit : la voie est libre ! La plupart des productions des fameux Bollywood, ces films à l’eau de rose aux allures de comédies-musicales, ont été suspendues et le silence dans les studios de la firme, à Bombay, a créé une vraie bouffée d’air pour les musiciens, libéré de la chape de plomb de Bollywood. Ils peuvent se faire entendre, se faire un nom sur les réseaux sociaux et glaner des opportunités de concert.

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Paramétrer les cookies

Des centaines de musiciens et de musiciennes indiens se sont donc produits en direct, sur Facebook, sur Youtube et sur l’application TikTok, c’est le cas de Carlton Braganza,un musicien de jazz à la voix de crooner. Il vit à Bangalore, au sud du pays, et il a passé ses nuits confinées en ligne avec les internautes, chantant à la demande des chansons en tout genre depuis sa petite chambre . Cent vingt cinq concerts en ligne sur Facebook et 1,5 millions de vues plus tard, il vient d’être engagé par des salles de concerts programmant du Jazz, de la chanson traditionnelle, du rap et du hiphop. Ces artistes remplissent le vide créé par l’absence des musiques de Bollywood et offrent finalement au public une plus grande diversité musicale. Ces derniers mois, la plateforme de streaming indienne JioSaavn a constaté que les morceaux écoutés étaient plus variés qu’à l’accoutumé et que les labels indépendants gagnaient du terrain. Alors vraie petite révolution dans la vie musicale indienne ou conséquence collatérale qui sera vite oubliée lorsque Bollywood reprendra son activité, il est trop tôt pour le dire, espérons en tout cas que tous ces musiciens indépendants puissent se faire rémunérer pour jouer car n’oublions pas que les concerts en ligne sont presque tous gratuits.

L'équipe de l'émission :