Musique connectée
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Mercredi 3 mars 2021
1 min

Circumar, periomin et pinzafer : les instruments étonnants d’un compositeur guatémaltèque

Rares sont les compositeurs qui inventent de nouveaux instruments : Joaquín Orellana, 90 ans, est de ceux-là et son étonnant instrumentarium fait l’objet d’une rétrospective inédite à New-York… et en ligne.

Circumar, periomin et pinzafer : les instruments étonnants d’un compositeur guatémaltèque
Joaquín Orellana,

« The Spine of Music » : l'exposition new-yorkaise dédiée à Joaquín Orellana

« The Spine of Music », la colonne vertébrale de la musique, c’est le nom de l’exposition que consacre la Société des Amériques, à New-York, au compositeur, inventeur et écrivain guatémaltèque Joaquín Orellana. Une exposition que l’on peut aussi visiter en ligne et qui est l’occasion de découvrir les instruments de musique imaginés par ce musicien expérimentateur finalement peu connu en France. 

Orellana a étudié le violon et la composition au conservatoire de Guatemala City, puis à Buenos aires, où il a commencé à tester différents matériaux pour obtenir des sonorités originales. Tandis que plupart des compositeurs et compositrices écrivent de la musique pour des instruments qui existent déjà, lui, a très vite eu envie de créer ses propres « outils sonores », comme il dit.

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Le marimba roi

Il s’inspire surtout des percussions et notamment du marimba, l’instrument national du Guatemala, le marimba qui est sans doute arrivé sur le continent sud-américain avec les esclaves en provenance d’Afrique de l’Ouest. 

Tout un symbole… que Joaquin Orellana a décidé de s’approprier : il a fabriqué toute une série d’instruments inspirés du marimba : le « circumar » un marimba en forme de croissant de lune, suspendu dans les airs et muni de pointes hérissées de chaque côté des barrettes de bois, qui permettent de faire résonner le son ; le « Cirlum pequeno » est un petit portique rond sur lequel sont suspendus de minuscules tuyaux d’orgues ; il y a aussi le « Periomin », sorte de porte-manteau à bascule qu’on actionne pour faire se balancer des carillons le long de chaînes de perles en plastique ; et puis citons encore l’« herroím », qui a une toute autre allure : c’est une grande feuille de fer, en forme de queue de homard et suspendue à un cadre en fer. On fait passer une corde de piano à travers la découpe dentelée pour produire un gémissement sombre et métallique. 

Des instruments longilignes, plats ou circulaires, en matériaux brut, tout ce qu’il y a de plus acoustique, mais qui sonnent presque comme de la musique électronique…

Rendez-vous en ligne pour découvrir l'exposition !

Et l’exposition qui permet de découvrir les instruments d’Orellana se visite à New-York et en ligne. Le compositeur a notamment écrit, en 2017, une « Symphonie du tiers monde », clin d’œil à la Symphonie du Nouveau-Monde de Dvorak, où l’on entend un chœur d’adultes et d’enfants avec un orchestre symphonique dans lequel se glissent quelques-unes de ses percussions.

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