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Mardi 29 janvier 2019
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Impression 3D et décor d'opéra

On parle beaucoup d’impression 3D ces jours-ci dans la presse et notamment des progrès de cette technologie dans le domaine de la santé et maintenant dans l’art lyrique…

Impression 3D et décor d'opéra
En octobre 2017, le Théâtre de l’Opéra de Rome a travaillé avec WASP, le fabricant italien d’imprimantes 3D grand format, pour créer les décors de l'opéra comique, Fra Diavolo d'Auber. , © www.3dnatives.com

Impression 3D et décor d’opéra

"Je vous ai déjà parlé des progrès, assez époustouflants il faut le dire, de l’impression 3D dans le domaine de la lutherie, de la facture instrumentale, mais il est un autre pan de la musique où l’impression 3D intrigue et intéresse de plus en plus, c’est l’opéra et ses décors. 

Souvenez-vous, fin 2017, l’Opéra de Rome créait l’événement en présentant, en ouverture de sa saison lyrique, le tout premier décor entièrement réalisé avec des imprimantes 3D : c’était pour la production deFra Diavolo, opéra-comique du compositeur français Daniel-François-Esprit Auber.

L’impression 3D permet de produire des éléments sur mesure, que ce soit avec une précision infinie ou dans des dimensions monumentales.  

Je pense à l’Opéra de Montréal qui avait fait faire une immense sculpture d’Agamemnon pour une mise en scène d’Elektra de Strauss : 7,5 mètres de haut pour plus de deux tonnes. Dix imprimantes 3D avaient turbiné à plein régime pendant six mois.

Mais, jusqu’à l’expérience de 2017 à l’Opéra de Rome, aucun décor n’était intégralement sorti d’une imprimante 3D. 

Plus récemment, à l’Opéra de Pékin, l’impression 3D a été utilisée pour fabriquer les costumes des chanteurs. Pas de soieries ou de velours, mais du polyuréthane termoplastique.

On a donc tort de ne pas associer technologie de pointe et opéra ! Reste à voir comment ces outils numériques cohabitent avec les beaux métiers artisanaux qui font vivre les maisons d’opéra." 

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