Musique connectée
Magazine
Mardi 26 novembre 2019
1 min

Trois maisons lyriques françaises qui se démarquent sur les réseaux sociaux

Dans sa chronique du jour, Suzanne Gervais fait un petit tour du côté des maisons d'opéra françaises et de leur stratégie de communication : elle a décidé de passer en revue les trois maisons qui semblent être les plus intéressantes à suivre sur les réseaux sociaux.

Trois maisons lyriques françaises qui se démarquent sur les réseaux sociaux
L'Orchestre National Bordeaux-Aquitaine sur scène, © Getty / Philippe Roy

On commence donc avec l’institution girondine qui a décidé, sur Facebook, de donner la parole à deux musiciens : un dénommé Ludwig pour l’Orchestre National Bordeaux Aquitaine, alias l’ONBA, et un certain Giacomo, qui est quant à lui le porte-parole du chœur de l’Opéra : des prénoms musicaux, vous êtes d’accord. Alors ça pourrait faire un flop, ce type d’idée, sonner faux. Et bien pas du tout, c’est très efficace et les internautes adorent. L’idée, c’est de donc que Ludwig et Giacomo donnent régulièrement des nouvelles de la vie de l’Opéra : ils présentent le bibliothécaire ou le régisseur plateau de l’orchestre, les nouveaux venus, ils révèlent ce que font les musiciens pendant leurs semaines off, partagent des pépites de chefs ou commentent certaines œuvres au programme, le tout dans des petits billets qui sont souvent assez savoureux.

Vous avez ensuite l’Opéra de Dijon, qui a mis en place sa propre bibliothèque numérique, ça s’appelle Opéra Back et pour chacune des œuvres au programme de la saison, on a toute une série de vidéos – interviews avec le metteur en scène, le chef, les solistes – et puis on a aussi des dossiers thématiques, en ce moment c’est la musique américaine. Alors l’initiative est fort intéressante, d’autant que ça a dû être un petit investissement financier, mais posons-nous la question du format : pour les dossiers thématiques, par exemple, c’est peut-être un peu trop statique pour le web, avec de longues plages de textes…

L’Opéra de Rouen a quant à lui développé une belle présence sur Instagram avec des stories quotidiennes qui nous embarquent en répétition que ce soit pendant les opéras, les concerts symphoniques ou les programmes de musique contemporaine, assez nombreux à Rouen. L’Opéra de Rouen est ex aequo avec l’Opéra national du Rhin, qui a quand même été le premier, en France, à miser sur Snapchat auprès de son public étudiant.

Vous voyez, pas mal de nouvelles stratégies de nos maisons d’opéra sur le terrain numérique : ce n’est certainement pas une fin en soi, mais, pour remplir les salles et retenir l’attention des internautes dans des fils d’actualité Facebook surchargés, c’est un incontournable.

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