Musique connectée
Magazine
Lundi 16 septembre 2019
1 min

La rentrée connectée de l’Opéra de Paris

Suzanne Gervais profite de la journée autour de l’Opéra de Paris pour nous dresser un tableau de la vie numérique de cette grande maison lyrique.

La rentrée connectée de l’Opéra de Paris
Exposition 3e scène - FHEL Landerneau, © Martin Argyroglo / Opéra National de Paris - FHEL 2016

Bastille, Garnier, et une Troisième scène

Du point de vue du numérique, l’Opéra de Paris fait figure de bon élève par rapport à bon nombre d’institutions lyriques et de salles de concert. Pensons à la fameuse « Troisième scène », que connaissent sans doute les plus connectés d’entre vous : la Troisième scène de l’Opéra de Paris, c’est, depuis quatre ans, une scène entièrement digitale, qui vous propose des fictions sur la danse et l’opéra, et tous ces courts-métrages se renouvellent tout au long de la saison. 

Cette plateforme audiovisuelle est surtout un lieu de création, et c’est en cela qu’elle est particulièrement intéressante : l’opéra y donne régulièrement carte blanche à des réalisateurs, des chorégraphes et des musiciens : Abd El Malik, Matthieu Amalric, William Forsythe… Du beau monde, en somme. C’est entièrement gratuit, et, grâce à ce volet numérique, l'Opéra remplit tout à fait sa mission de service public.

Une académie en ligne

On en a beaucoup entendu parler, et on l’attend avec curiosité, cette fameuse académie en ligne de l’Opéra de Paris : la salle parisienne s’est associée au géant chinois des médias Huawei pour créer une « digital académie » avec des master classes, des archives et des vidéos pédagogiques sur les opéras et les ballets. La plateforme devrait être lancée en 2020.  

Des mises en scène connectées

Si l’Opéra de Paris est branché, c’est aussi dans ses mises en scène avec, en ce moment, une Traviata qui décoiffe, qui tweete et qui collectionne non pas les amants, mais les followers : l’héroïne Violetta Valéry n’est pas courtisane, mais influenceuse sur les réseaux sociaux. Au fond de la scène, deux pans de murs servent à diffuser les chiffres des abonnés de Violetta sur Instagram et les commentaires de ses followers. 

Le metteur en scène Simon Stone assume clairement sa position : l’influence serait un avatar moderne de la courtisane, monétisant son amour en vendant son image à des marques de vêtements et de maquillage. Cette Traviata 2.0 est à l’affiche jusqu’au 16 octobre.

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