Musique connectée
Magazine
Lundi 14 janvier 2019
1 min

Le smartphone en répétition

Aujourd'hui, nous effectuons un bref point sur la présence du smartphone en répétition dans les orchestres…

Le smartphone en répétition
L’ONL a développé une application permettant au public d’échanger avec l’orchestre et de comprendre comment l’œuvre qu’il va entendre est construite, © Jeanne Magnien

Le smartphone en répétition dans les orchestres

Les orchestres invitent de plus en plus les spectateurs à garder leur téléphone portable allumé dans la salle –  l’Orchestre national de Lille organise même des concerts “Smartphony” –, mais la présence du téléphone sur le pupitre, en répétition, divise les musiciens… 

Une plaie ou un atout ? 

Tous les musiciens d’orchestre vous le diront, il y a clairement un avant et un après-smartphone en répétition. 

Et du côté des chefs d’orchestre, il y a deux écoles : la plupart d’entre eux sont tolérants, acceptent que le téléphone soit posé sur le pupitre et qu’un musicien qui a des dizaines de mesures à compter pianote sur Facebook.

Certains l’interdisent

C’est moins fréquent, mais ça arrive : dans certaines maisons, les musiciens qui utilisent trop le téléphone pendant les services, c’est comme ça qu’on appelle les sessions de répétition, reçoivent des avertissements vindicatifs. Tenez, à l’Orchestre de l’Opéra de Hanovre, en Allemagne, interdiction formelle de sortir son smartphone de sa poche.

Force est de constater que les pupitres les plus connectés se trouvent généralement… au fond du plateau. 

Cuivres et percussions sont ainsi les plus zélés utilisateurs du smartphone pendant les heures de service, il faut dire qu’ils ont moins de notes à jouer que les cordes. Et puis soyons réalistes : même s’il y a des moments de grâce en répétition, une répétition est, comme son nom l’indique, répétitive. 

Certains musiciens attendent de longs moments avant de jouer.

Est-il utile ?

Pour certains musiciens, c’est une vraie boîte à outils. Avec un seul téléphone, le musicien a un accordeur, un métronome, de quoi s’enregistrer, parfois ses partitions. 

Bref, le smartphone allège la besace du musicien. Pour les musiciens indépendants qui travaillent pour plusieurs ensembles ou pour les chefs de pupitre qui doivent gérer des emplois du temps, envoyer des partitions ou commander du matériel, avoir leur téléphone en répétition est un gain de temps… 

Suzanne : pour ou contre le smartphone en répétition...

Disons que si l’interdire totalement semble peu réaliste, il faut faire confiance aux musiciens. C’est vrai que le temps de la musique et du concert est encore l’un des rare moment où l’on peut déconnecter, mais la présence désormais incontournable du smartphone en répétition est une question d’adaptation : il n’y a statistiquement pas plus de faux départs depuis que les téléphones sont posés sur le pupitre.

Une chronique en partenariat avec La Lettre du Musicien

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