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Jeudi 27 mai 2021
1 min

Les mini-opéras en ligne de la Royal Opera House

La Royal Opera House de Londres a rouvert ses portes mi-mai, mais ne délaisse pas pour autant les écrans, pas du tout : l’institution britannique a commandé à plusieurs compositeurs et compositrices une série de petits opéras en ligne. De drôles d’objets numériques et lyriques non identifiés…

Les mini-opéras en ligne de la Royal Opera House
8bit: "Among the Flowers" de Patrick Eakin Young, petite pièce créée spécialement pour Instagram, qui s'inspire d'une poésie de Samuel Kentridge et associe musique et collages., © Royal Opera House

La pandémie a donné de nouvelles cordes à l’arc de certaines maisons lyriques, qui ont profité des longues semaines de fermeture pour imaginer des formats musicaux entièrement pensés pour les écrans. 

Oser de nouveaux formats

C’est le cas de la célèbre institution britannique, qui présente fièrement, ce mois-ci, une toute nouvelle série de huit miniatures lyriques 100 % numériques : huit petits, touts petits opéras qui sont à découvrir sur ses réseaux sociaux et dont les formats varient. Il y a cinq courts-métrages, deux performances audios et une expérience interactive sous forme de petit site internet. Le série s’appelle sobrement « 8bit », « 8bit » comme huit petits morceaux, huit petites bouchées à découvrir, casque sur les oreilles. Cette série finalement assez cinématographique, qui brouille avec plaisir les frontières de l’opéra et de la performance a été pilotée par la metteure en scène Katie Mitchell et huit jeunes compositeurs et compositrices, ainsi qu’une chorégraphe, qui font leurs premiers pas au sein de la Royal Opera House. 

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De jeunes artistes inspirés par la pandémie

Des artistes qui ont été inspirés, forcément, par les longs mois de pandémie, qui leur ont donné du grain à moudre : par exemple la chorégraphe Anna Morrissey a collaboré avec cinq danseurs du corps de ballet pour « All together alone », un très beau clip où l’on entend un air célèbre de l’opéra La Wally de Catalini, qui dérape, au bout d’une bonne minute, version électro et nightclub…

Autre création étonnante : « Our Dark side and the Moon »du compositeur John Barber et de la metteure en scène Elayce Ismail. Rien à voir avec Pink Floyd, si ce n’est le jeu de mots, une miniature poétique étonnante à base de clarinette, de xylophone, de voix de soprano, de réflexion sur les expéditions spatiales et de méditation guidée.

Voilà donc une série aussi inattendue qu’audacieuse qui a le mérite de faire la part belle à la création et à de jeunes artistes, un engagement plus que jamais indispensable : ces jolis chemins de traverse musicaux et numériques sont à découvrir sur les réseaux sociaux de la Royal Opera House, Youtube, Facebook et Instagram.

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