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Jeudi 24 juin 2021
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A Leipzig, sur les pas du « Leipziger Notenspur »

Le Bachfest vient de se terminer à Leipzig, mais prolongeons la visite de la cité allemande avec la petite histoire du « Leipziger Notenspur ».

A Leipzig, sur les pas du « Leipziger Notenspur »
A Leipzig, le "Leipziger Notenspur" permet de suivre un itinéraire musical à travers la ville, © Getty / Culture Club

Le Leipziger Notenspur, ce “chemin des notes” tracé à travers les rues pavées de la vieille ville de Leipzig, est le premier itinéraire d’histoire de la musique en Allemagne… 5,3 kilomètres de long et des stations tous les 225 mètres, à sillonner à pied bien entendu. Un itinéraire tracé à même le pavé, une manière pour la ville de Leipzig d’honorer son héritage musical foisonnant. Bach y a composé quelques-unes de ses œuvres sacrées les plus marquantes, tandis que Wagner y est né et que Mendelssohn fut maître de chapelle du Gewandhaus, où il œuvrait à la renaissance d’un Bach oublié. 

Telemann, Mahler, Grieg

Mais la ville recèle bien d’autres grands noms de la musique : Telemann, Grieg, Schumann, Mahler, Janacek. Après Vienne, c’est à Leipzig que se retrouvaient la plupart des grands musiciens. La bourgeoise florissante de la ville créa des lieux comme le Gewandhaus et l’Opéra, un conservatoire, des bibliothèques. Les compositeurs se pressaient chez les éditeurs, Edvard Grieg par exemple. Qui associe le musicien norvégien à Leipzig ? C’est pourtant au conservatoire de la ville qu’il a étudié le piano et la composition. 

De café en musée

Parmi les étapes du parcours du Leipziger Notenspur, le Zum Arabischen Coffe Baum : c’est l’un des plus vieux cafés d’Europe, le lieu de rendez-vous des grands noms de la musique européenne depuis le XVIIIè siècle. L’établissement abrite aussi un musée de l’histoire du café. Clin d’œil à la Cantate du café de Bach ? Schumann, Lehar, Grieg et Wagner y avaient leurs habitudes. Autre étape du Leipziger Notenspur, le musée des Beaux-Arts avec la fameuse sculpture de Beethoven réalisée par Max Klinger ; la maison où est née Clara Wieck, future Clara Schumann, en 1819 ; la maison de Mendelssohn ou encore l’Hôtel de Saxe où séjourna Constanze, la veuve de Mozart, en 1796.

Une concentration de musiciens unique au monde

Un itinéraire patrimonial, mais également bien vivant puisqu’il passe devant certains des klubs prisés de la scène électro : des klubs où une certaine Tahlia Petrosian, altiste de l’orchestre du Gewandhaus, organise de temps à autre des concerts de musique classique ! Un concept qu’elle a baptisé « Klassik Underground ». Avec son conservatoire supérieur renommé et son université prisée, Leipzig offre aujourd’hui encore une concentration de musiciens unique au monde. Nul doute que le Leipziger Notenspur puisse se voir prolongé de quelques stations supplémentaires…

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