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Jeudi 1 octobre 2020
1 min

Flûte, saxophone, piano et animation 3D au Festival Musica

Le Festival Musica à Strasbourg se termine samedi 3 octobre. Nous retenons notre attention sur une création donnée ce vendredi, composée d'une formation plutôt rare et étonnante.

Flûte, saxophone, piano et animation 3D au Festival Musica
Musique connectée du 1r octobre 2020, © Getty / Donald Iain Smith

Vendredi 2 octobre au soir, au Festival Musica de Srasbourg, aura lieu une création pas comme les autres, très intrigante, nommée Toxic Box, une pièce pour flûte, saxophone, piano et animation 3D.

La partition est signée Daniel Zea, compositeur suisso-colombien, aussi designer, très intéressé par les nouvelles lutheries. Depuis quelques temps, il développe des « samplers », c’est-à-dire des échantillonneurs dans lesquels chaque touche a un ou plusieurs sons assignés. Dans Toxic Box, chacune des touches du sampler permet de faire réagir les visages en 3D des musiciens, réalisées à partir de leurs portraits photos, en fonction de la musique qu’ils joueront, sur scène. On verra ainsi, en direct, comment les avatars numériques des artistes réagissent à cette toute nouvelle musique.

Il s'agit d'une performance audiovisuelle, qui va durer une vingtaine de minutes, proposée par les trois musiciens de l’ensemble L’Imaginaire. L’Imaginaire est né à Strasbourg, créé par trois anciens élèves du conservatoire, et l’ensemble a fêté ses dix ans l’année dernière. Flûte, saxophone et piano, en une décennie, il a su constituer un solide répertoire pour cet effectif peu commun en passant commandes à des dizaines et des dizaines de compositeurs et compositrices.

Le fil d’Ariane de ce concert, qui aura lieu demain soir, salle de la Bourse à Strasbourg, est l’exploration des émotions à l’ère du tout à l’écran et des relations virtuelles : le programme commence avec The Love Letters, de Daniel Zea toujours, une pièce pour le même effectif où interviennent des algorithmes de reconnaissance faciale et qui se poursuit avec la création à proprement parler, Toxic box.

Un concert pas comme les autres qui sera, avec un peu de chance, capté et retransmis sur les réseaux sociaux et qui interroge en tout cas le rapport des compositeurs à la technologie, une relation qui n’est pas nouvelle car la musique électronique ne date pas d’hier, mais qui, avec l’utilisation de logiciels d’intelligence artificielle, se pose avec de plus en plus d’acuité. Alors l’utilisation des nouvelles technologies dans les musiques d’aujourd’hui, est-ce anecdotique ou révolutionnaire ? 

https://festivalmusica.fr/programme

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