Musique connectée
Magazine
Lundi 15 février 2021
1 min

La violoniste Hilary Hahn se frotte à l’intelligence artificielle

La violoniste Hilary Hahn s’est lancée dans une collaboration étonnante avec le compositeur David Lang et un robot ! Dans la pièce de David Lang : "Out of body", la moitié des notes de la partition a été générée par un programme d’intelligence artificielle.

La violoniste Hilary Hahn se frotte à l’intelligence artificielle
La violoniste Hilary Hahn se lance dans une collaboration étonnante avec un compositeur et un robot, © deepmusic.ai

L’intelligence artificielle, la fameuse IA, est partout : on la retrouve dans le traitement anti-coronavirus, pour identifier le potentiel antiviral des traitements, dans un tout autre registre, on la retrouve dans la lutte contre l’exil fiscal. Bref, son recours touche quasiment tous les secteurs et la musique ne fait pas exception. La conception de réseaux de neurones artificiels qui sont capables de simuler l’intelligence musicale, d’interpréter des œuvres ou de produire des partitions, intéresse de plus en plus les musiciens : les compositeurs, compositrices et les interprètes.

Pas mal d’artistes sont sceptiques, mais d’autres voient dans l’intelligence artificielle un vrai terrain de jeu, bien plus qu’une source d’inquiétudes. La nouvelle pièce pour violon solo de David Lang, dédiée à Hilary Hahn, s’appelle « Out of body », ce qui veut dire « hors du corps ».
La moitié des notes de la partition a été générée par un programme d’intelligence artificielle. David Lang voulait écrire un morceau dans lequel l’ordinateur et lui seraient égaux sur le plan de la composition. Du moins, aussi égaux qu’un humain et qu’un logiciel qui produit froidement des calculs puissent l’être ! La partition contient donc un nombre parfaitement égal de notes fournies par le musicien et par la machine, des notes qui alternent entre elles, de manière à créer une véritable impression d’unité.

ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.
Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Paramétrer les cookies

Les notes qui sont jouées en tirant l’archet, sont celles de David Lang, et les notes qui sont jouées en poussant, c’est-à-dire de la pointe de l’archet jusqu’au talon, où se trouve la main droite, sont celles produites par la machine.

Ce morceau est un premier travail de composition qui fait partie d’un plus vaste projet de recherche hébergé par la Colburn music School de Los Angeles et qui s’appelle « DeepMusic.ai », dont Hilary Hahn est cofondatrice. Le projet rassemble chercheurs, compositeurs et interprètes et s’est fixé comme objectif, ambitieux, de combler le fossé qui existe actuellement entre l’art et la technologie de l'intelligence artificielle, pour tenter de trouver un langage commun. Tout un programme !

L'équipe de l'émission :