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Vendredi 28 août 2020
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L'Orient sonore : la nouvelle exposition du Mucem de Marseille

La nouvelle exposition du Mucem de Marseille visible du 22 juillet au 4 janvier fait la part belle à un pays dont on parle beaucoup en ce moment, le Liban…

L'Orient sonore : la nouvelle exposition du Mucem de Marseille
Musique connectée du 28/08/20, © Getty / Narisara Nami

Le Liban est dans tous les esprits depuis la double explosion du 4 août dernier dans le port de Beyrouth. Cette ambitieuse exposition abrite, jusqu’en janvier, le Musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée, à Marseille, permettant d’associer ce pays à autre chose qu’au bruit et à la fureur.

Il s'agit de « L’Orient sonore : musiques oubliées, musiques vivantes » partant d'un constat pour le moins alarmant : des pans entiers de la musique classique orientale de la fin du XIXe siècle jusqu’en 1930 sont en danger. Menacés à cause des conditions de conservations, souvent désastreuses, beaucoup d’enregistrements ont disparu, beaucoup sont dégradés, et beaucoup de ces musiques, de tradition orale, ne sont pas enregistrées et se perdent, au fil des générations. Il y a une réelle urgence à les bichonner et à les découvrir.

Quelques rares collections privées recèlent des trésors de l’histoire du disque oriental, comme celles de la Fondation libanaise Amar, qui a commencé la numérisation de son fonds de 10 000 disques, prêtant ainsi au musée marseillais une sélection de 60 vinyles 78 tours.

Au fil de l’exposition, casque sur les oreilles, nous pouvons découvrir l’histoire des maisons de disques orientales avec, en 1903, le premier enregistrement de musique arabe. Installations vidéos, enregistrements et captations sur le terrain nourrissent cette exposition, terriblement vivante, faisant bruisser le Liban, l’Egypte, le Maroc, la Syrie et l’Irak.

Plongé au milieu des voix et des instruments, les salles témoignent de la diversité de sons, de rythmes et de chants de toutes ces musiques orientales, de tous ces pays qui, pour la plupart, dansent aujourd’hui au-dessus d’un volcan, ébranlés par les guerres et les crispations politiques.  

Vous pouvez découvrir ce bijou jusqu’au 4 janvier.  Si vous n’avez pas prévu de faire halte à Marseille, le site orientsonore.fr, presque aussi riche que l’exposition, est là pour vous consoler.

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