Musique connectée
Magazine
Jeudi 6 juin 2019
1 min

Enceintes connectées, une étude qui en dit long

La Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet, plus connue sous le nom d’Hadopi et le Conseil supérieur de l’audiovisuel, le CSA, viennent de publier une étude sur les assistants vocaux et les enceintes connectées.

Enceintes connectées, une étude qui en dit long
La Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet, plus connue sous le nom d’Hadopi et le Conseil supérieur de l’audiovisuel, le CSA, publient une étude sur les assistants vocaux et les enceintes connectées. , © Photo d'illustration.

L’étude s’appelle « Assistants vocaux et enceintes connectées : l’impact de la voix sur l’offre et les usages culturels et médias », elle concerne la France, et je vous en parle ce matin parce que ses conclusions sont assez intéressantes et que le phénomène des enceintes intelligente m’interroge personnellement beaucoup.

Quelques chiffres d’abord, peu glorieux : 11 % des internautes français possèdent au moins une enceinte connectée à commande vocale, mais 67 % des internautes qui ont entendu parler des enceintes connectées disent « ne pas vouloir s'équiper car ils ne voient pas l’utilité de ces appareils ». 

Concernant l’utilité de ces appareils justement, eh bien ils servent surtout à écouter de la musique : 89% des propriétaires d’enceintes les utilisent pour écouter leurs playlists. Les enceintes connectées pompent peut-être allègrement vos données, mais elles ont au moins le mérite « d’intensifier les usages culturels », c’est encore ce que nous apprend l’étude : plus de la moitié des utilisateurs disent avoir augmenté leur consommation de musique depuis qu’ils ont une enceinte chez eux.

Cette étude souligne le regain d’intérêt des internautes pour les médias sonores : consommation accrue de musique je l’ai dit, mais aussi de podcasts et d’émissions de radio ; les écrans s’effacent au profit de la voix, ce n’est pas nous qui allons-nous en plaindre ! 

L’étude pointe deux difficultés : la première, c’est que les enceintes connectées constituent un énième intermédiaire entre l’éditeur et le consommateur et pose des questions de droit. Quid de l’éditeur, en bout de chaîne ? Et puis, dernier point, le risque d’enfermement des consommateurs, qui n’ont que peu de recours aux paramétrages de leur enceinte et se voient souvent proposé les mêmes playlists standards…

L'équipe de l'émission :