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Mardi 6 avril 2021
1 min

A Londres, le « coronasolfège » d’une soprano française

Qui a dit que le solfège était ennuyeux ? « Coronasolfège », l’initiative de la soprano et compositrice Héloïse Werner, lancée lors du premier confinement, prouve le contraire !

A Londres, le « coronasolfège » d’une soprano française
Le Coronasolfège d'Héloise Werner - Musique Connectée, © Héloise Werner

Héloïse Werner a trente ans, elle a été formée au sein de la maîtrise de Radio France, à Paris, puis elle est partie étudier la musique et parfaire son apprentissage du chant Outre-Manche, d’abord à l’Université de Cambridge, puis à Londres. Il y a un peu plus d’un an, en mars 2020, date fatidique, coincée chez elle sans perspective de concerts, elle a commencé à publier une série de vidéos sur Twitter et Instagram, au nom de circonstance : « Coronasolfège ». 

Succès sur les réseaux sociaux

Un an et 37 vidéos plus tard, le « Coronasolfège » d’Héloïse rencontre un vif succès sur les réseaux et a même été relayé par la BBC. Le concept ? Chaque vidéo dure entre 30 secondes et une minute : Héloïse filme son visage en gros plan, face caméra, et tape sur ses joues en rythme, fait claquer ses dents, cligne des paupières et chante une mélodie, tantôt avec des onomatopées, le nom des notes, les paroles ou des sons gutturaux. Une belle démonstration de polyrythmie ! Le but de l’opération est d’explorer à la fois rythme et intervalles entre les notes. Héloïse s’inspire des exercices qu’elle a longtemps pratiqué dans ses cours de formation musicale au conservatoire, où les percussions corporelles et le chant ont la part belle. 

Des commandes de musiciens

Depuis un an, des dizaines et des dizaines d’internautes, en Angleterre, ailleurs en Europe et même Australie, petits et grands, musiciens ou non, s’amusent à reproduire, chez eux, les exercices du « Coronasolfège » et les musiciens professionnels commencent à être séduits par le concept, à l’instar de l’ensemble vocal britannique « The Gesualdo Six ».

Pour l’ensemble de musique baroque, Héloïse a composé un Coronasolfège pour six voix a capela, qui a été enregistré au mois de novembre. Il y a quelques jours, c’est la jeune organiste Anna Lapwood, cheffe de chœur au Pembroke College, à Cambridge, qui a fait appel à Héloïse pour avoir son « Coronasolfège » taillé sur mesure…

Si l’envie vous prend de relever le défi et d’essayer de reproduire un Coronasolfège, foncez sur le site d’Héloïse Werner : ce n’est pas évident, mais assez adictif !

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