MAXXI Classique
Programmation musicale
Lundi 27 septembre 2021
3 min

Tommy et Quadrophenia : l’opéra-rock selon The Who

Une introduction à l'opéra-rock, un genre à lisière de l'opéra et du rock avec l'un des plus grands groupes de rock de l'histoire, The Who et leurs albums iconiques : Tommy (1969) et Quadrophenia (1973).

Tommy et Quadrophenia : l’opéra-rock selon The Who
Pochette de l'opéra-rock "Quadrophenia" (1973) de The Who. , © MCA/Track Records

"Who are you ?" chantaient les Who en 1978 et ce matin je me suis posé la question suivante qui es-tu opéra rock ? Alors il faut savoir que comme beaucoup de noms et de termes musicaux, celui-nous vient de la plume d’un journaliste. La première fois que l’on trouve ce terme c’est dans un article canadien daté du 4 juillet 1966 où l’on pouvait lire ceci : « Bruce Cockburn et Mr. Hawkins travaillent sur un opéra rock... ». Dès le départ, ce terme qualifie des spectacles et des disques dans lesquelles des chansons sont reliées par une idée commune, une intrigue ou un thème. En fait un opéra-rock c’est avant tout un concept album. Un disque qui ne se contente pas de faire se succéder des titres n’ayant aucun rapport entre-eux. Au contraire, un opéra-rock, comme un opéra, une comédie musicale ou une cantate fait entendre plusieurs séquences vocales qui déroulent une intrigue.  

Les premiers opéras rocks font donc leur apparition à la fin des années soixante. On a coutume de citer les albums The Story of Simon Simopath du groupe de rock psychédélique Nirvana sorti en 1967 ou encore S.F Sorrow des Pretty Things comme les premiers opéras rock de l’histoire. On cite parfois Starmania comme le premier opéra rock français mais aussi The Wall des Pink Floyd ou encore Tommy des Who comme des modèles du genre. Sorti en 1969, ce disque a donné lieu à des reprises orchestrales mais aussi à un film.

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Cette "Ouverture" sans paroles donne le ton. Si Tommy est considéré comme un opéra-rock c’est aussi parce que dans ce disque, The Who détruisent le format radio de leurs chansons. Fini les couplets refrains d’une durée de 3’30 et bonjour les titres uniquement instrumentaux qui durent près de dix minutes. Ils donnent à l’introduction de leur album le nom équivoque d’ouverture et font même appel à des cors, des trombones et des trompettes, des instruments que l’on associe plutôt à l’orchestre symphonique qu’à une formation rock.

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Des instruments que l'on retrouve dans un autre opéra rock des Who. L’album Quadrophenia où les sonorités de cordes jouées par des synthétiseurs et des polyphonies vocales ont remplacé les guitares. Un enchevêtrement de voix et des jeux de questions réponses comme un clin d’oeil à l’opéra.

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En fait mis à part ces quelques éléments, les opéra-rock restent beaucoup plus proche du rock que de l’opéra. Mais au lieu de voir ces projets comme un complexe d’infériorité de groupes de rock qui chercheraient à se "hisser" au niveau de l’opéra, je préfère voir dans ces oeuvres hybrides l’occasion pour des musiciens passionnés par le classique comme Pete Townshend d'explorer de nouvelles pistes musicales.  

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