MAXXI Classique
Programmation musicale
Mardi 16 février 2021
3 min

Rhapsody in blue : Liszt au Cotton Club

Il s'agit sans doute de l’oeuvre la plus connue et la plus appréciée de George Gershwin, sa "Rhapsody in blue" (1924). Un mariage entre la musique classique et les danses de l'Âge d'or du jazz. Gershwin cite même une de ses chansons dans un solo de piano, saurez-vous la reconnaître ?

Rhapsody in blue : Liszt au Cotton Club
George Gershwin (1898-1937), © GAB Archive/Redferns

Walter Damrosch, Leopold Stokowski mais aussi Fritz Kreisler ou encore Igor Stravinsky ont bravé la neige pour assister à un concert très original qui a lieu le 12 février 1924 à l'Aeolian Hall de New York. Pour le 115e anniversaire d'Abraham Lincoln, Paul Whiteman et son orchestre interprètent des musiques de jazz, des chansons de comédie musicale mais aussi des oeuvres plus classique comme Pump and Circumstances d'Elgar…  Le spectacle, très long, touche à sa fin avec l’avant-dernière pièce du programme. George Gershwin s’installe au piano, regarde le clarinettiste solo de l’orchestre. Un trille et l'une des plus célèbres gammes de l’Histoire de la musique retentissent pour la première fois dans une salle de concert…

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Paramétrer les cookies

Rhapsody in blue a été composée en seulement quelques semaines. Comme son nom l’indique, cette oeuvre évoque tout à la fois la liberté de ton et de forme des rhapsodies classiques d’un Franz Liszt ou d’un Brahms que les blue notes caractéristiques du jazz des années 1920. Une époque surnommée l’Âge d’or du jazz où le ragtime et le blues sont très populaires. C’est aussi une période faste pour les compositeurs et les éditeurs de chansons et de comédies musicales de la Tin Pan Alley de New York. C’est là que Gershwin a commencé sa carrière, comme vendeur de partitions et pianiste, dix ans plus tôt. 

ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

Gershwin tient justement la partie de solo dans cette rhapsodie aux allures de concerto pour piano. Tel un un jazzman, George Gershwin n’a pas écrit ses solos, il improvise et oblige Paul Whiteman et l’orchestre à suivre scrupuleusement ses gestes, à guetter ses signes de tête pour ne pas rater leurs entrées. Il serait dommage d’être à contretemps quand il faut évoquer les danses d'un club de jazz comme le Cotton Club, fondé en 1920.

L’harmonie, l’orchestration et surtout le rythme accidenté et syncopé sont les trois caractéristiques jazz de cette Rhapsody in blue. Comme un clin d’oeil, Gershwin joue même le thème d’une de ses chansons appelée à devenir un standard apprécié des jazzmen...

L'équipe de l'émission :