MAXXI Classique
Programmation musicale
Jeudi 13 janvier 2022
3 min

On ne badine pas avec la Badinerie de Bach !

Aujourd’hui une chronique badine à la découverte des reprises les plus originales et les moins sérieuses de la Badinerie en si mineur de Bach : de son usage dans des publicités datées à des samples hip hop en passant par une chanson d'Astérix et Obélix revisitée.

On ne badine pas avec la Badinerie de Bach !
Mais quel est donc le point commun entre le dessin animé Astérix et Cléopâtre (1968) et Bach ?, © Belvision Dargaud Films Edifilm

La flûte traversière s’en donne à cœur joie dans cette Badinerie galante ! Une œuvre qui a du faire son petit effet lorsque Bach la composa en 1739 pour qu’elle soit jouée à la Cour du Prince Leopold D’Anhalt-Köthen. Une badinerie donc, la seule composée par Jean-Sébastien Bach et qui, avec son air badin et joyeux ne se prend pas très au sérieux ! Et ça tombe bien car ce tube de Jean-Sébastien Bach a connu de nombreuses reprises incongrues. La plus célèbre de toutes étant sans aucun doute celle-ci.

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Une badinerie de Bach dans son plus simple appareil… téléphonique bien sûr ! Réduite à une simple mélodie sans accompagnement, la danse de Bach était une des sonneries phares d’une marque de téléphones portables finlandaise. Une transcription électronique radicale qui aurait peut-être fait sursauter le Kapellmeister ou encore le philosophe Theodor Adorno qui se méfiait particulièrement de la récupération mercantile d’oeuvres classiques. C’était dans les années 30 et force est de constater que bon nombre de publicitaires ne l’on pas vraiment écouté…

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Parce que la flûte traversière dans les aigus est associée à quelque chose de léger, la badinerie de Bach est le parfait partenaire minceur d’une marque d’eau minérale dans un spot télé des années 2000. Une badinerie agrémentée d’une boucle rythmique hip hop qui parait un peu pâle à côté de cette chanson du dessin animé Asterix et Cléopâtre revisitée par Léo Le Bug.

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Un pudding à l’Arsenic préparé par Amonbofis et revisité par le producteur français Léo Le Bug, membre mystérieux du label marseillais Chinese Man Records avec un soupçon de badinerie de Bach et de flow de Grandmaster Flash : "Don't push me 'cause I'm close to the edge /  I'm tryin' not to lose my head". Une phrase culte au débit bien plus trainant que celui proposait Busdriver en 2002. Attention, leçon d’articulation en approche !

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Un titre doublement classique puisqu’outre la badinerie de Bach et u**n sample de Django Reinhardt, Imaginary Places, nous fait aussi entendre une citation furtive d’un Caprice pour violon de Paganini**. Sauf que dans les lieux imaginaires de Busdriver, la partie pour violon seul est accompagnée d'un beat de batterie et doublée par le rappeur et des scratch de vinyles pour former un quatuor des plus vitaminés !

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