MAXXI Classique
Programmation musicale
Vendredi 26 février 2021
4 min

Le classique psychédélique du guitariste Gábor Szabó

A la découverte des reprises d'oeuvres classiques du guitariste hongrois Gábor Szabó. Un musicien qui a enregistré une musique jazz influencée par les musiques traditionnelles indiennes et hongroises, le rock psychédélique et certaines pages de Zoltán Kodály, Manuel de Falla et Franz Liszt.

Le classique psychédélique du guitariste Gábor Szabó
Pochette signée John Austen de l'album Dreams (1968) de Gabor Szabo, © Skye Recording

Peut-on mourir deux fois ? Il y a 39 ans jour pour jour, le 26 février 1982, le guitariste Gábor Szabó s’éteignait à Budapest à l'âge de 45 ans. 26 ans plus tard, en 2008 à Los Angeles, un studio du label Universal partait en fumée et, avec lui, plus d’une centaine de milliers d’archives et de bandes magnétiques. Parmi celles-ci, des enregistrements de Gábor Szabó. Heureusement, il nous reste plusieurs disques pour nous rendre compte du talent de ce guitariste inclassable et que l’on a donc, parfois classé dans le mouvement third stream, le "troisième courant". Un terme qui qualifie des oeuvres à la confluence du jazz et du classique. 

Une rhapsodie hongroise et funky 

C’est en revenant de sa Hongrie natale que Gábor Szabó a l’idée d’enregistrer à Los Angeles, cette étonnante version de la Rhapsodie hongroise n°2 de Franz Liszt. Une oeuvre qui sonnait de manière un peu plus austère dans les oreilles de son compatriote en 1847… 

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Du chemin a été fait pour transformer cette marche en musique groovy ! Gábor Szabó sait changer un piano en groupe de jazz mais aussi réduire un orchestre entier à seulement quelques musiciens. Un talent que l’on retrouve dans son arrangement minimaliste du Concerto d’Aranjuez de Joaquin Rodrigo ou encore dans cette version intimiste de la Danse rituelle du feu extraite du ballet L’Amour Sorcier de Manuel De Falla. Un arrangement que l’on peut trouver dans son disque Dreams sorti en 1968. Probablement l’album le plus célèbre de Gábor Szabó où figure aussi une reprise du "Chant de l’amour douloureux" extrait de L'Amour Sorcier également. Une version pour quelques instruments acoustiques qui n’a plus rien à voir avec l’oeuvre orchestrale de De Falla. 

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Jazz et folklore imaginaire

Une économie de moyen typique de ce que Gábor Szabó nommait le "jazz de chambre", un clin d’oeil aux petites formations de la musique de chambre classique. Dans Dreams, ce disque reconnaissable à sa pochette graphique dessinée par John Austen, Gábor Szabó rend aussi hommage à un compositeur qui, comme lui, aimait à mélanger écriture classique et musiques traditionnelles. Le hongrois Zoltán Kodály qui plane comme une ombre sur le titre The Lady in The Moon, quelque part entre la musique gitane improvisée et une chanson hongroise oubliée. 

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