MAXXI Classique
Programmation musicale
Vendredi 12 mars 2021
4 min

Pat Metheny : « Toute ma musique ne fait qu'un. »

On le compare parfois à Docteur Jekyll et Mister Hyde. Un Janus aux deux visages capable de jouer des musiques planantes et grand public mais aussi d'une virtuosité hermétique. Depuis plus de quatre décennies, Pat Metheny ne cesse, en fait, de se réinventer.

Pat Metheny : « Toute ma musique ne fait qu'un. »
Pat Metheny sur scène à Utrecht, le 16 mars 1983. (Photo by Rob Verhorst/Redferns), © Rob Verhorst/Redferns

Il y a le Pat Metheny de This is not America, hymne mélancolique de David Bowie qu’il écrit avec le pianiste Lyle Mays et qu’il interprète avec le légendaire Pat Metheny Group. Et puis il y a tous les autres Pat Metheny. Celui par exemple des années soixante dix avec son premier album Bright Size Life (1976). A 21 ans seulement, Pat Metheny se fraie un chemin original dans le monde du jazz fusion triomphant alors à l’époque.

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Un an après Bright Size Life, Pat Metheny enregistre Watercolors (1977). Un album qui témoigne déjà du goût de Pat Metheny pour des mélodies plus simples et des harmonies impressionnistes qui courent sur des dizaines de secondes. Le temps est étiré, la sonorité est celle d’une cathédrale engloutie pleine d’écho et de résonance où des phrases planantes se perdent dans le reflet brillant des cymbales de Danny Gotlieb.

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Puisqu’il arrive avec seulement quatre musiciens à avoir une amplitude sonore digne d’un orchestre, pourquoi ne pas tenter l’aventure symphonique comme l’avait brillamment fait son modèle Ornette Coleman avec son album Skies of America (1972)? Pat Metheny a succombé à la tentation dans les années 90 en collaborant avec le même orchestre que celui de Coleman, le London Symphony Orchestra qui assombrit par des sonorités post-romantique les rythmiques latin-jazz de l’album Secret Story.

« Pour moi, toute ma musique ne fait qu’un. Si j’écrivais l’histoire de ma vie, il y aurait plusieurs chapitres, mais ce serait la même histoire, qui se poursuit toujours ». Pat Metheny

Sa guitare 42 cordes lui donne l’envergure d’un homme-orchestre. Un terme qu'il incarne avec son  Orchestrion, un dispositif qui permet à Pat Metheny d’actionner en temps réel un ensemble d’instruments mécaniques. Pat Metheny n’est finalement pas tant un Janus à deux visages qu’un dieu indien à mille mains quand il accumule quelque onze guitares pour Electric Counterpoint. Une pièce écrite sur mesure par Steve Reich. 

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