MAXXI Classique
Programmation musicale
Mercredi 13 octobre 2021
3 min

Yves Montand, Brahms et Haendel

Un hommage au centenaire de la naissance d'Yves Montand à travers deux célèbres chansons qui doivent beaucoup à Brahms et Haendel.

Yves Montand, Brahms et Haendel
Portrait d'Yves Montand., © Hulton-Deutsch Collection/CORBIS/Corbis via Getty Images

Le troisième mouvement de la Troisième Symphonie de Brahms. L’une des œuvres les plus célèbres du compositeur allemand et qui fut popularisée notamment par son omniprésence dans le film Aimez-vous Brahms. L’adaptation du roman éponyme de Françoise Sagan réalisée en 1961 par Anatole Litvak et dans laquelle on trouve un casting de luxe : Ingrid Bergman, Anthony Perkins et Yves Montand mais aussi plusieurs arrangements de la mélodie de Brahms. Des variations signées Georges Auric, membre de l’éminent Groupe des Six.

Sur ce rythme à trois temps, un triangle amoureux danse une valse lente et mélancolique. Car Aimez-vous Brahms nous raconte l’histoire d’un couple qui doute, celui d’Ingrid Bergman et d’Yves Montand qui se fissure lorsque le jeune Anthony Perkins entre dans leur vie. Une histoire qui ressemble étrangement à celle de Brahms. Lui qui fut accueilli comme un fils par Robert et Clara Schumann et qui a ressenti toute sa vie une passion dévorante pour cette pianiste et compositrice qui fut au moins son amie et peut-être le seul amour de sa vie.

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Les paroles de Quand tu dors près de moi, la chanson phare d’Aimez-vous Brahms auraient donc pu être celles de Robert Schumann face à l’amour de Clara et Johannes. Mais il est une autre mélodie qu’Yves Montand a chanté pour le cinéma et qui dresse un pont évident entre la chanson et la musique classique. Il s’agit de cet air, que l’on entend pour la première fois dans un restaurant, une scène du film Les Portes de la Nuit de Marcel Carné… 

Une mélodie composée par Joseph Kosma où il est question de feuilles d’automne qui n’en finissent pas de tomber. Les Feuilles Mortes sont classiques dans le sens où elles sont devenues un standard du répertoire jazz. Elles sont romantiques car lorsque Montand chante son malheur il le fait comme un poète du 19e siècle, en interprétant un phénomène naturel comme le miroir de sa mélancolie. Elles sont baroques enfin car elles reposent sur un enchainement d’accord extrêmement populaire au 17e siècle, une marche en quarte que l’on retrouve dans de nombreuses œuvres comme cette sarabande d’Haendel. Comme quoi les Feuilles mortes se ramassent à la pelle mais sont aussi un formidable moyen de remonter le temps… 

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