MAXXI Classique
Programmation musicale
Mardi 12 octobre 2021
3 min

Le choeur révélateur de Ray Conniff

Il y a 19 ans jour pour jour disparaissait l'un des maîtres de l'easy listening. Ray Conniff (1916-2002), un arrangeur américain qui avait une façon singulière d'utiliser des choeurs et un ensemble de jazz.

Le choeur révélateur de Ray Conniff
Portrait de Ray Conniff, © Ullstein bild via Getty Images

Sur les rayonnages des corn flakes, des soupes en conserve, des montagnes de maïs. Et dans les haut-parleurs de ce supermarché américain un air swing qui donne envie de chanter la vie, de danser la vie. Nous sommes en 1956 et des magasins de toutes sortes passent en boucle une musique qui a un pouvoir magique. Celui d’inciter les clients à entrer dans une fièvre acheteuse et consommer davantage ! 

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Paramétrer les cookies

Les chariots sont remplis d’articles et les coffre-forts de dollars. It’s Wonderful ! se disent les clients et les directeurs ! 'S Wonderful, c’est aussi le nom de cette musique, une reprise d’un tube de George et Ira Gerswhin pour ensemble de jazz et choeur sans paroles signée Ray Conniff. Un arrangeur encore méconnu aujourd’hui et qui l’était davantage encore en 1956 avant la sortie de son tout premier album intitulé It’s Wonderful. Dans ce disque constitué exclusivement de reprises d’airs de jazz populaires, Ray Conniff trouve la recette qui fera sa singularité et son succès : utiliser un choeur mixte comme un instrument de l’orchestre ! Il ne chante pas de paroles mais double les parties instrumentales avec des vocalises et des onomatopées. Un exemple parmi tant d'autres avec le titre I'm an old Cow-hand : Les femmes doublent la mélodie des trompette tandis que les hommes chantent avec les trombones et les saxophones plus graves. 

ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.
Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Paramétrer les cookies

Cette manière de diviser le choeur en miroir est une des signature musicale de Ray Conniff. Il l’utilisait très souvent pour arranger des chansons, des standards de jazz mais aussi pour reprendre des thèmes célèbres de la musique classique. 

A travers la centaine de disques enregistré par Ray Conniff on trouve des reprises du Boléro de Ravel en passant par les danses polovtsiennes d’Alexandre Borodine, des airs de Tchaikovsky ou encore une version complètement délirante du prélude d’Ainsi parlait Zarathoustra de Richard Strauss. 

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Paramétrer les cookies

Une partition qui n’a vraiment plus rien à voir avec l’oeuvre de Richard Strauss. On est loin du symphonisme expressionniste et très sérieux de la pièce originale et bien plus proche d’un épisode d’Austin Powers. Chacune des reprises de Conniff est un hymne à l’arrangement. Changez quelques instruments et le rythme d’une oeuvre et toute la face de cette musique s’en voit changer !

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Paramétrer les cookies
L'équipe de l'émission :