MAXXI Classique
Programmation musicale
Jeudi 14 octobre 2021
3 min

Les références classiques d’Hubert-Félix Thiéfaine

Max Dozolme a écouté Géographie du vide, le dernier album d'Hubert-Félix Thiéfaine. Et une certaine piste de l'album lui a mis la puce à l'oreille...

Les références classiques d’Hubert-Félix Thiéfaine
Hubert-Félix Thiéfaine au Palais omnisport de Bercy en octobre 2011., © David Wolff - Patrick/Getty Images

Il faisait beau hier quand j’ai mis le disque de Thiéfaine dans mon lecteur disque. Et ça tombait bien ! La première plage de Géographie du vide est justement intitulée Du soleil dans ma rue. Je l’écoute, je l’aime aussitôt quand arrive donc cette fameuse deuxième piste intitulée Page Noire.

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Tiens donc, parmi tout un tas de références culturelles et littéraires que contient Page Noire, Hubert-Félix Thiéfaine mentionne le Sacre du Printemps, le ballet révolutionnaire de Stravinsky, notre tube à nous sur France Musique. Pendant que je me dis qu’Hubert-Félix Thiéfaine est vraiment un génie, dans les haut-parleurs, j'entends à présent qu'un peu plus loin, il mentionne sur un contrechant de violoncelle le compositeur Georg Philip Telemann, l’un des compositeurs les plus prolixes de la période baroque. Il évoque aussi Gustav Mahler, le génial autrichien qui partage avec le chanteur, il est vrai, une certaine esthétique de la décadence ! Et puis je me suis souvenu qu’il y a 20 ans déjà, Thiéfaine faisait aussi référence à un autre illustre autrichien dans sa chanson Quand la banlieue descendra sur la ville.

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Ces références à des compositeurs classiques cachent en fait un réel goût de Thiéfaine pour la musique ancienne et contemporaine.  Une mélomanie classique qui lui vient de très loin, de son adolescence plus précisément lorsqu’il était pensionnaire d’un établissement religieux. « J'avais une jolie voix de soprano » confiait-il dans un article de Libération en 1990 « Et pendant quatre ans, j'ai balancé entre le chant grégorien et les yéyés.  »

Aujourd’hui Hubert-Félix Thiéfaine raconte à qui veut l’entendre qu’il aime autant Haendel, Duruflé que Debussy, Brahms, Penderecki, Arvo Pärt ou Max Richter. Et quand il évoque le Sacre du Printemps dans son dernier album, il s’agit peut-être d’un souvenir de sa participation en tant que diable dans l’Histoire du Soldat de Stravinsky, c’était en 2004 avec la Camerata de Bourgone. Sa mélomanie classique est peut-être même à l’origine des nombreux concerts symphoniques que Thiéfaine a pu donner depuis. Rien de forcé ou d’artificiel dans ces reprises donc, car le classique est dit-il, la musique qu’il apprécie le plus après le silence.

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