MAXXI Classique
Programmation musicale
Jeudi 25 novembre 2021
3 min

Les sonorités diaboliques de Paganini

Ecoutons, à travers son œuvre, les modes de jeux extraordinaires de Niccolo Paganini. Un violoniste qui racontait tenir son talent du diable lui-même !

Les sonorités diaboliques de Paganini
Caricature du violoniste Niccolò Paganini (1782 – 1840), © Fototeca Gilardi/Getty Images

Comme nous le suggère ce violon qui semble imiter un rire humain dans le 13e Caprice, les blagues les plus courtes sont souvent les meilleures. Et ce n’est pas l’auteur de cette musique à savoir Niccolo Paganini qui vous dira le contraire. Il faut dire que ce violoniste qui a côtoyé les plus grands compositeurs de son époque a tout fait pour entretenir une plaisanterie que certains ont pris très aux sérieux. Selon Paganini lui-même, sa technique si virtuose lui venait d’un pacte qu’il aurait fait avec le diable en personne ! Si cette rumeur a valu une véritable fascination de la part du public européen, elle a aussi valu au musicien de se voir refuser un enterrement religieux.

Diable ou pas ce qui est sûr c’est que Paganini avait comme l'a écrit Balzac : "un jeu à la puissance magnétiquement communicatrice" ! Ses œuvres témoignent en effet de nombreux effets qui laissaient pantois les mélomanes de son époque. Outre sa technique, il faut dire que le violoniste était atteint du syndrome de Marfan qui donnaient beaucoup d’élasticité à ses doigts et qui lui permettaient de jouer très facilement de grands intervalles comme des dixièmes.

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Niccolo Paganini adorait également créer des mélodies fantomatiques en faisant ce que l’on appelle des harmoniques artificiels. Il faut imaginer Paganini poser un doigt sur la corde, l’index par exemple et avec l’auriculaire effleurer en même temps cette même corde pour créer un son venu de l’au-delà.

Une mélodie en notes harmoniques c’est bien. Mais créer une mélodie avec deux harmoniques en même temps c’est encore mieux comme le prouve le début du troisième mouvement du Concerto n°1 de Paganini. 

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Dans le même mouvement du concerto, on peut aussi entendre un geste musical que Paganini n’a pas inventé mais qu’il utilisait à foison. Cette technique c’est celle du "jeté" ou du "gettato". Une manière de jeter son archet sur une corde pour donner beaucoup de dynamisme à une phrase musicale. Un jeté très maîtrisé bien sûr…

Paganini a aussi su montrer que le violon est capable d’imiter la sonorité des oiseaux, de différents instruments mais aussi de jouer plusieurs notes à la fois. Comme si le diable accompagnait effectivement avec des notes répétées, une mélodie douloureuse venue tout droit de l’imaginaire démoniaque de Paganini ! 

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