MAXXI Classique
Programmation musicale
Lundi 26 avril 2021
3 min

Les hymnes synthétiques des Chariots de Feu

Pour évoquer le patriotisme et la religion, le film de Hugh Hudson fait la part belle aux hymnes nationaux. Des chants inventés ou arrangés pour des synthétiseurs flamboyants joués par Vangelis.

Les hymnes synthétiques des Chariots de Feu
Ben Cross dans les Chariots de Feu de Hugh Hudson 1981., © Stanley Bielecki Movie Collection/Getty Images

Une plage dans les années 20. Des hommes qui courent en short et en chemise blanche avec le drapeau du Royaume-Uni du côté du coeur. Cette scène qui ouvre et ferme les Chariots de Feu résume à elle seule l’argument du film. L’histoire de Harold Abrahams et d’Eric Liddell, deux Britanniques que tout oppose et qui triomphent aux Jeux Olympiques de Paris en 1924.

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Que nous dit cette musique ? Tout d’abord que l’histoire qui va se dérouler sous nos yeux est un flashback. Dans Les Chariots de Feu, un journaliste assistant au funérailles de l’un des deux coureurs nous raconte en 1976, une histoire qui s’est passée en Angleterre dans les années 20. Un choc des temporalités que l’on trouve dans la partition de Vangelis. Les sonorités de synthétiseurs, les cors et les cordes digitales qui jouent ce thème évoquent les années 80. En revanche la mélodie, l’harmonie, le côté solennel de ce thème joué à l’unisson par les cors peut faire penser aux années 20 et à quelque hymne anglais d’un Edward Elgar ou un Ralph Vaughan-Williams. 

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Si j’ose la comparaison entre la musique de Vangelis et des hymnes comme ce "God Bless The Master" de Ralph Vaughan-Williams c’est parce que le patriotisme anglais mais aussi la religion sont des thèmes forts des Chariots de Feu. Un film où l’on n'entend pas seulement des hymnes anglais. 

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Comme pour évoquer le fait que les deux athlètes sont obsédés par les Jeux Olympiques qui vont se dérouler à Paris, Vangelis cite également le thème de la Marseillaise dans sa bande originale. A la fin du film, ses synthétiseurs et ses effets de réverbérations se mêlent à une partition composée en 1916… 

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Ce chant, un des hymnes officieux de l’Angleterre, se nomme Jerusalem et a été composé par Hubert Parry. Ses paroles proviennent d’un texte du poète anglais William Blake où l’auteur compare l’Angleterre à la nouvelle Jerusalem. Un poème qui a tout simplement donné le nom au film de Hugh Hudson puisqu’on peut y lire ceci : "Apportez-moi ma lance ; O nuées déployées ! Apportez-moi mon chariot de feu !"

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