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Mercredi 23 juin 2021
3 min

Les étonnants instruments de Sergent Pepper’s Lonely Hearts Club Band des Beatles

Aujourd’hui Max Dozolme se penche sur l’un des albums les plus révolutionnaires des Beatles : Sergent Pepper’s Lonely Hearts Club Band et ses instruments étonnants…

Les étonnants instruments de Sergent Pepper’s Lonely Hearts Club Band des Beatles
Détail de la pochette de Sergent pepper's lonely hearts club band des Beatles, © Apple Corps Ltd.

1er février 1967 à Londres. Les Fab Four sont réunis au studio d’Abbey Road et cherchent à trouver un nouveau départ. Ils ont l’impression de tourner en rond depuis quelques temps et veulent répondre aux audaces sonores de l’album Pet Sounds des Beach Boys. Sergent Pepper’s sera la réponse. Un disque révolutionnaire où se mélangent les instruments et les styles. 

Même si les Beatles refusaient ce terme, Sergent Pepper’s est considéré comme l’un, si ce n’est le premier concept album de l’Histoire ! Concept car les différentes chansons semblent former un tout cohérent. Ainsi l’orchestre et la fanfare de cuivre qui ouvrent l’album reviennent plus tard dans le délirant Being for the benefit of Mr Kite! Un titre qui évoque l’ambiance d’un cirque avec son roulement de caisse claire du début du morceau, ses mélodies d’orgue de barbarie et ce glockenspiel magique joué par le fondateur des Rolling Stones : le multi-instrumentiste Brian Jones ! 

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Sergent Pepper's fait également la part belle aux instruments extra-occidentaux avec les sitars et tambouras indiens amenés par George Harrison. Un musicien qui a passé du temps en Inde et qui a même travaillé avec le grand Ravi Shankar. Pour cet album George Harrison a d’ailleurs réarrangé et raccourci un morceau du maître indien. 

John Lennon aimait beaucoup cette chanson Within You Without you de Harrison. Il utilisera d’ailleurs le même tamboura dans les couplets de Lucy in the Sky with Diamonds. C’est lui qui joue un bourdon derrière la voix nasillarde du chanteur. 

Lucy in the Sky with Diamonds est un modèle de fusion d’instruments de cultures différentes selon George Martin. Une fois n’est pas coutume, le producteur des Beatles n’a pas signé les arrangements de harpes et de cordes de la balladeShe’s Leaving Home. En revanche c’est bien lui qui est aux manettes pour le grand final de l’album : La chanson A Day in the life qui clôt le disque le plus personnel des Beatles dans un crescendo orchestral joué librement par les musiciens duLondon Symphony Orchestra et du Royal Philharmonic. Une liberté symphonique qui ouvre de nouveaux horizons pour tous les albums pop à venir !

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