MAXXI Classique
Programmation musicale
Mercredi 30 juin 2021
3 min

La gamme pentatonique : une langue universelle

La Tour de Babel pourrait être le symbole de la gamme pentatonique. Une échelle musicale de cinq notes partagée depuis des siècles dans le monde entier.

La gamme pentatonique : une langue universelle
La Tour de Babel (1563) par Pieter Brueghel l'Ancien , © Imagno/Getty Images)

Les musiciens de rock la nomment parfois la "penta". On la retrouve aussi chez les groupes de rythm’n’blues comme The Temptations et dans les airs traditionnels irlandais et écossais. C’est un héritage que nous avons tous en commun ! Cinq notes qui nous réunissent et que l’on partage depuis des siècles. Il s’agit de la gamme pentatonique, « penta » cinq, et tonique « son ». Cinq notes harmonieuses sur lesquelles on improvise des mélodies dans toute l’Asie du Sud Est mais aussi au Japon, en Afrique, dans les pays arabes, en Australie, en Europe et dans la musique traditionnelle chinoise.

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Bien qu’elle soit utilisée depuis le Moyen-Âge chez les troubadours notamment, cette gamme qui se joue sur les touches noires d’un piano est souvent utilisée pour évoquer musicalement le lointain, l’ailleurs, l’exotisme. Un cliché musical que l’on retrouve dans les dessins animés mais aussi dans des œuvres de grands compositeurs européens, en particulier chez Maurice Ravel.

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Pour évoquer une mélodie asiatique et incarner musicalement un personnage nommé Laideronette impératrice des pagodes, Maurice Ravel utilise une belle gamme pentatonique. Une gamme qu’il a utilisé également dans son opéra L’Enfant et les Sortilèges et plus précisément dans la séquence de la "Tasse Chinoise" où l’on peut entendre une tasse de thé chinoise chanter sur une gamme pentatonique des expressions un poil douteuses écrites par Colette à savoir : « Ping Pong Ping » ou « Kekatafoutu de mon Kaoua » ou encore « Sahora toujours l’air chinois ». 

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Claude Debussy a également beaucoup utilisé la gamme pentatonique. Une échelle de notes qu’il découvre grâce aux gamelans javanais qui jouent  lors de l’exposition universelle de 1889 à Paris. Toujours à l’affut de sonorités inédites, le compositeur français a utilisé cette gamme pour évoquer des mondes lointains dans le temps et l’espaces comme dans son prélude Les Danseuses de Delphes ou Canope mais aussi comme une touche de lumière. Ainsi à des gammes par tons angoissantes qui plongent son prélude Voiles dans la pénombre répond, comme un faisceau de lumière la gamme pentatonique : une éclaircie harmonique.

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