MAXXI Classique
Programmation musicale
Mardi 14 septembre 2021
3 min

L'Hymne à la nuit de Craig Armstrong : "Nocturnes, Music for two pianos"

A la découverte du dernier album de Craig Armstrong "Nocturnes, Music for two pianos". Un recueil de quatorze nocturnes qui prouve que le genre musical popularisé par Frédéric Chopin continue d’inspirer des musiciens d’aujourd’hui.

L'Hymne à la nuit de Craig Armstrong : "Nocturnes, Music for two pianos"
Automat - Edward Hopper , © Francis G. Mayer/Corbis/VCG via Getty Images

Il faut imaginer un homme qui n’arrive plus à dormir. En cette nuit confinée de l’année 2020, il descend dans la cave de sa maison de Glasgow. Dans ce lieu solitaire transformé en studio d’enregistrement, il laisse aller ses mains sur son fidèle piano à queue. Cette nuit l’inspire plus que toutes les autres. Elle lui chante un arpège immuable, celui que l’on trouve dans les nocturnes du créateur du genre, l’Irlandais John Field. Des accords décomposés en des ressacs de notes qu’aimaient tant Chopin également. Deux siècles plus tard, cet arpège donne naissance au premier Nocturne de Craig Armstrong. Celui qui ouvre son dernier disque sorti chez Modern Recordings. 

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Avec ses Quatorze nocturnes pour deux pianos, Craig Armstrong chante un hymne à la nuit. L’arrangeur de titre de Massive Attack mais aussi compositeur des bandes originales d’une trentaine de musiques de film dont celles du Moulin rouge de Baz Luhrmann retrouve ici un langage extrêmement épuré, entre pop et classique. Un chant de l’intime minimaliste qui prend parfois la forme d’hommages à des musiciens qui comptent pour lui comme son ami le compositeur Ryuchi Sakamoto. 

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Craig Armstrong a composé ses quatorze nocturnes autour de quatre accords. Des accords que l’on retrouve dans le onzième nocturne mais aussi dans son douzième nocturne. Une pièce nostalgique qui se souvient d’un objet particulièrement important pour Craig Armstrong. Une petite boîte à musique que conservait sa grand-mère quand il était petit. « Aujourd’hui encore, je me souviens de sa mélodie » confie le compositeur « j’ai voulu écrire une composition qui rappelle l’atmosphère de sa maison. La délicatesse de la mélodie me rappelle à quel point nous sommes fragiles et à quel point les expériences de la petite enfance peuvent nous accompagner tout au long de notre vie ». 

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