MAXXI Classique
Programmation musicale
Vendredi 3 septembre 2021
3 min

Komitas : le sentiment et l’esprit de l’Arménie

Komitas était prêtre apostolique, compositeur et ethnomusicologue. Son travail pionnier sur les musiques traditionnelles arméniennes avant le génocide arménien, son oeuvre musicale et son destin tragique ont fait de lui un héros national.

Komitas : le sentiment et l’esprit de l’Arménie
Portrait de Komitas par Panos Terlemezian en 1913, © Domaine public

Il s’appelait Soghomon Soghomonyan mais on le connaît mieux sous son nom religieux : Komitas, le nom dont il a hérité lorsqu’il est devenu prêtre apostolique en 1894. Au Séminaire Gervokyan en Arménie, Komitas a appris le chant et la composition. C’est là qu’il a commencé l’oeuvre de sa vie à savoir la collecte et l’étude d’environ 1200 thèmes populaires arméniens, kurdes, et turcs. Grâce à ce travail pionnier d’ethnomusicologue, ses textes et les conférences qu’il a donnés dans toute l’Europe, Komitas a pu mettre en lumière des éléments rythmiques et mélodiques propres à la musique arménienne. Il a également préservé tout un patrimoine musical qui aurait pu disparaître totalement lors du génocide arménien en 1915. 

Comme les Hongrois Béla Bartók ou Zoltán Kodály pour ne citer qu’eux, Komitas a mis à profit sa connaissance des chants traditionnels pour composer sa propre musique dans un style populaire. 

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Bien qu’une grande partie de son oeuvre ait été détruite pendant le génocide, quelques pièces témoignent justement du folklore imaginaire de Komitas. C’est le cas par exemple de Kagavik (La Perdrix ). Une comptine dans le style populaire arménien, inventée par Komitas et qui est aujourd’hui chantée dans toutes les écoles d’Arménie ! 

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Kagavik (ou Gakavik) est extraite des Quatorze miniatures. Il s’agit de la seule pièce du recueil qui ait été véritablement composée par Komitas, le reste des miniatures étant des transcriptions de chants traditionnels. Des airs qui connaissent encore aujourd’hui de nombreuses transcriptions car ils sont considérés comme un trésor national. Sans Komitas, cette mélodie intitulée Gurun a et qui évoque "un printemps où il neige encore" ne serait peut-être jamais devenu le symbole du printemps du génocide arménien.  

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Avant sa déportation en 1915 dont il ne se remettra jamais - il finira sa vie dans un hôpital psychiatrique de Villejuif -, Komitas avait un jour décrit la musique arménienne ainsi : « Les fières montagnes, les vallées profondes, les champs, le climat varié, les nombreux événements historiques. Tout cela constitue les matériaux d'une musique nationale, en un mot, tout ce qui touche aux sentiments et à l'esprit de cette nation. » 

Au concert

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  • Le Quatuor Akhtamar, spécialisé dans la musique arménienne interprète les Quatorze miniatures ainsi que des oeuvres de Brahms et Haydn. 
  • Samedi 4 septembre, 19h30 
  • Cathédrale Sainte-Croix des Arméniens à Paris, 13 rue du Perche, 75003 Paris. 
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