MAXXI Classique
Programmation musicale
Lundi 6 septembre 2021
3 min

Jean-Pierre Melville : du jazz à la musique classique

Ce soir à 21h, Arte diffuse Un Flic de Jean-Pierre Melville avec Alain Delon et Catherine Deneuve. Quels rapports le réalisateur entretenait-il avec la musique ? Max Dozolme a mené l'enquête.

Jean-Pierre Melville : du jazz à la musique classique
Catherine Deneuve et Alain sur le tournage d'Un Flic (1972) de Jean-Pierre Melville. , © Sunset Boulevard/Corbis via Getty Images

Par-où commencer ? Je me suis dit que quitte à regarder tous les films de Melville pour faire cette chronique, autant démarrer mes investigations par celui qui passe ce soir à la télévision. Un Flic (1972), le dernier film de Melville. Je me suis perdu dans ce polar aux couleurs froides dans lesquelles se fondaient à merveille les improvisations jazz de Michel Colombier, plus proche d’Art Tatum que de Mozart. Seul peut-être ce passage lyrique à la limite du kitsch joué par un hautbois soliste et un ensemble de cordes contrastait avec cette bande originale jazz. 

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Il me faisait penser au morceau Emmanuelle extrait de l’album Wings, contemporain du film Un Flic. Une partition inspirée d’ailleurs par un concerto de Marcello. Il me faisait aussi penser au début de la mélodie Après un rêve de Gabriel Fauré… 

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Seulement, mis à part ce morceau, j’ai constaté que le reste de la bande originale d’Un Flic faisait la part belle au jazz. Comme c’est le cas dans de nombreux autres films de Melville d’ailleurs. Le Deuxième Souffle avec Bernard Gérard, Deux hommes dans Manhattan  et Jean Boyer ou encore L’aîné des Ferchaux et Georges Delerue pour ne citer qu’eux. Je pensais que Melville n’aimait pas le classique surtout si j’en croyais ce qu’il disait dans le film A Bout de Souffle de Jean-Luc Godard.  

Et puis j’ai découvert Les Enfants Terribles., l’adaptation cinématographique du roman de Jean Cocteau que Melville a réalisé en 1950. Un film en noir et blanc où l’on croise du beau monde côté musique. Giuseppe Torelli, Antonio Vivaldi, Jean-Sébastien Bach et son Concerto pour quatre clavecins en la mineur BWV 1065. 

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Jean-Sébastien Bach joué par au piano par Jean-Paul Belmondo dans Léon Morin, prêtre mais aussi à l’orgue par un officier allemand dans Le Silence de la mer d’après le roman de Vercors. Bach mais surtout Morton Gould et ce Spirituals que Melville a découvert au générique des Dossiers de l’écran et qu’il a utilisé dans une des scènes les plus marquantes de L’Armée des Ombres… 

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