MAXXI Classique
Programmation musicale
Jeudi 18 mars 2021
3 min

Il était une autre fois... Shéhérazade selon Deep Purple, Renaissance et Skip Martin

Le 18 mars 1844 naissait l’un des plus grands symphonistes russes : Nikolaï Rimski-Korsakov, l’auteur, entre autres d’une suite symphonique intitulée "Shéhérazade". L’une de ses oeuvres les plus célèbres et qui a inspiré de nombreuses reprises très variées…

Il était une autre fois... Shéhérazade selon Deep Purple, Renaissance et Skip Martin
Schéhérazade de Rimski-Korsakov a fait l'objet de nombreuses reprises rock et jazz. , © Paul Almasy/Corbis/VCG via Getty Images

Il était une fois Shéhérazade, sultane aussi solitaire que ce violon soliste qui clame sa mélancolie à travers des voiles scintillants évoqués par une pluie d’arpèges joués par la harpe. Pour survivre à la cruauté du Sultan Schariar, assassin de chacune de ses femmes, Schéhérazade raconte des histoires. 1001 contes pendant 1001 nuits. Ce sultan cruel et dangereux, le voici… 

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Souvenez-vous bien de ce thème qui ouvre la Suite Symphonique Schéhérazade composée en 1888 par Nikolai Rimski-Korsakov, sans doute l’un des plus grands orchestrateurs de son époque. Car ce thème du Sultan Schariar qui jalonne l’oeuvre de Korsakov a été repris par de nombreux musiciens. A commencer, et cela va peut-être vous surprendre, par l’un des plus grands groupes de l’histoire du hard rock : j’ai nommé Deep Purple et leur tout premier album solo Shades of Deep Purple sorti en 1968…

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Un hymne sans parole, prélude dans l’esprit d’une toccata baroque emmené par l’organiste du groupe Jon Lord, qui, un an avant de composer son concerto pour groupe et orchestre, s’amuse ici à réharmoniser le thème de Rimski-Korsakov ! Mais Deep Purple n’est pas le seul groupe anglais à avoir repris Shéhérazade. En 1975, Renaissance enregistrait un titre fleuve de 24 minutes intitulé Song of Scheherazade où l’on entend ceci…  

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Une lecture très rock progressif de ce même thème de Rimski-Korsakov décidément passe partout ! Et en swing, ça donne Schehérajazz

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Derrière ce jeu de mot ravissant se cache le chef d’oeuvre du saxophoniste, clarinettiste mais surtout arrangeur américain Skip Martin ! Un musicien qui a arrangé le Tannhauser de Wagner, Les Danses Polovtsiennes de Borodine mais aussi Shéhérazade de Rimski-Korsakov. Cette fois, il ne reprend pas qu’un thème isolé mais toute l’oeuvre du compositeur russe ! Comme la suite originale, le Schehérajazz est donc structuré en quatre scènes. Et comme l’oeuvre de Rimski-Korsakov, on a plaisir à retrouver le thème du Sultan tout au long de ce Schéhérajazz qui évoque moins les 1001 nuits d’Ispahan que celles endiablées de la 52e rue de New-York… 

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