MAXXI Classique
Programmation musicale
Mardi 18 mai 2021
3 min

Génériques au cinéma : grandiloquence et symphonisme

A la veille de la réouverture des cinémas et comme un clin d’oeil à la venue du réalisateur Christophe Barratier ce matin, Max Dozolme nous invite à écouter attentivement un élément intimement lié aux salles obscures, les génériques des compagnies de cinéma.

Génériques au cinéma : grandiloquence et symphonisme
Photographie de Léo, le lion rugissant de la MGM., © John Kobal Foundation/Getty Images

La Twentieth Century Fox, ses roulements de caisses claires et ses fanfares de cuivres, la Metro-Goldwyn-Mayer et Léo, le lion rugissant mais aussi la Columbia et sa statue de la liberté , Universal, Canal +, Wild Bunch… Les annonces des sociétés de production et de diffusion des films font partie de notre quotidien. Lorsque la lumière s’éteint au cinéma, elles nous invitent à passer du monde réel à celui des rêves fabriqués par des images animées. Ces logos sont l’identité visuelle et sonore des entreprises cinématographiques, il n’est donc pas étonnant que nombre d’entre eux soient accompagnés par des pages symphoniques triomphantes ! Une manière de montrer sa toute-puissance et son savoir-faire artistique et technique.

Depuis les années trente où les logos sont accompagnés de musique, les génériques des sociétés de production américaines font appel à d’imposants pupitres de cuivres, de cordes et de percussions. Une musique qui rappelle le symphonisme hollywoodien, l’âge d’or des peplums et des partitions épiques de grands compositeurs de musiques de films tels que Korngold, Steiner ou Miklós Rózsa. Certains génériques ont d’ailleurs été écrits par de grands noms de la musique de film. C’est le cas du jingle de la Twentieth Century Fox composé par Alfred Newman ou encore de celui Universal composé en 1997 par l’éminent Jerry Goldsmith.

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En France aussi on peut faire dans l’emphatique ! Gaumont a fait appel en 1970 à François de Roubaix. Pour accompagner le globe terrestre symbole de l’entreprise, Roubaix a composé une courte séquence musicale jouée par dix-huit cordes, deux trompettes, trois trombones, un basson et des timbales. Une partition remaniée depuis mais qui garde une certaine idée de grandeur. 

Si l’orchestre est très souvent utilisé pour donner un caractère majestueux aux entreprises de production et de diffusion, certaines jouent en revanche la carte de la technologie. C’est le cas de THX qui utilise depuis 1983, une séquence sonore originale et totalement électronique. 

Partition de The Deep Note de THX.
Partition de The Deep Note de THX.

Ce son est culte, il se nomme The Deep Note et a été conçu par un ingénieur du son nommé James Moorer. Une trentaine de glissandi vers l’aigu et vers le grave joué de plus en plus fort et qui rappelle quelques pages de musique contemporaine comme celles d’un Krzysztof Penderecki par exemple...

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