MAXXI Classique
Programmation musicale
Lundi 10 janvier 2022
3 min

David Bowie de Prokofiev à Philip Glass

Il était beau oui, quand il chantait des airs de glam rock avec son visage blanc zébré d’un éclair rouge et bleu sur la pochette Aladdin Sane. Beau également lorsqu'il prêtait sa voix dans Pierre et le Loup et s'inspirait du classique et de la musique contemporaine pour écrire des airs intemporels.

David Bowie de Prokofiev à Philip Glass
David Bowie sur le tournage de "Jump They Say" Los Angeles en mars 1993., © Lester Cohen/Getty Images

Décembre 1977 au studio RCA de New York. Comme Leonard Cohen ou Sean Connery avant lui, David Bowie a été choisi pour enregistrer la partie de récitant de Pierre et le Loup de Prokofiev. Se joindre au chef Eugene Ormandy et à l’Orchestre de Philadelphie est une grande joie pour Bowie.

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Amoureux du contrepoint de Bach et des orchestrations de Holst, Prokofiev et Stravinsky, le chanteur a toujours été fasciné par la musique classique et la palette sonore d’un orchestre symphonique. Des instruments qu’il intègre volontiers à ses chansons comme le prouve son tout premier album sorti dix ans plus tôt en 1967. 

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Avec ce premier album très pop baroque, les cuivres, les bois et quelques notes de clavecin soutiennent des airs qui ne sont pas sans rappeler l’esthétique cabaret d’un Kurt Weill ! D’ailleurs Bowie ne fait-il pas un clin d’oeil à l’opéra de Weill, Grandeur et décadence de la ville Mahoganny lorsqu’il chante à son tour l’apogée et la chute de Ziggy Stardust. The Rise and Fall of Ziggy Stardust and the Spiders from mars, un cinquième album aux allures d’opéra rock futuriste où le clavecin de Rick Wackeman et des choeurs dialoguent avec de grandes envolées lyriques de cordes… 

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La pop est plus belle quand elle est symphonique. Plus androgyne et riche lorsqu’elle s’approprie aussi des gestes musicaux que l’on pourrait croire réserver aux compositeurs les plus avant-gardistes ! Quel effet là encore que l’irruption d’un solo de piano totalement atonal interprété par le pianiste de jazz Mike Garson dans la chanson Aladdin Sane ! 

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A côté de ces dissonances qui pourraient rappeler l’esthétique de Morton Feldman ou d’un Pierre Boulez, certains titres de Bowie rappellent aussi la musique ultra-tonale et planante des  minimalistes américains. Souvenons-nous par exemple de Weeping Wall, un mur de larmes qu’il composa avec le héros de l’ambient music : Brian Eno !

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Un titre extrait de l’album Low. Premier album de la trilogie berlinoise de Bowie. Trois disques aux paroles et aux musiques expérimentales qui ont inspiré à Philip Glass trois symphonies, Low Heroes et Lodger ! Trois pièces orchestrales où classique et pop ne forment plus qu’une seule et même musique qui sonne comme une révérence évidente… 

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