MAXXI Classique
Programmation musicale
Vendredi 29 octobre 2021
3 min

Chapelier Fou : le violon au pays de l'électronique

Toute l'équipe de Musique Matin est à Metz ce matin ! L'occasion pour Max Dozolme de nous parler de Chapelier Fou, un Messin qui prouve que le violon est un instrument qui se mêle très bien à la musique électronique.

Chapelier Fou : le violon au pays de l'électronique
Chapelier Fou (au milieu) en concert à Gröningen lors du festival Eurosonic 2018, © Bart Heemskerk

Chapelier Fou, de son vrai nom Louis Warynskiest né sous une bonne étoile le 6 janvier 1984. Fils de professeurs mélomanes il est aussi le cousin de Léo Warynski, le directeur musical du chœur Les Métaboles ainsi que de Simon Warynski, le président de la radio associative Accent 4 spécialisée dans la musique classique et installée à Strasbourg. Chapelier Fou vient donc d’un univers musical et s’est tout naturellement tourné très tôt vers l’apprentissage du violon, l’emblème de ses compositions oniriques.

Pendant ses études de violon au conservatoire, Louis Warynski découvre la richesse des musiques de Ravel, Rachmaninov et Paganini tout autant que l’art du sampling de producteurs de musiques électroniques phares des années 90 tels qu’Amon Tobin ou DJ Shadow. Une passion commune pour le classique et l’électronique donc que l’on retrouve dans ses premiers enregistrements où l’on peut entendre quelques notes de grandes œuvres classiques samplées, mélangées pour former une nouvelle œuvre… 

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Résultat ? Un puzzle musical où il est très difficile de retrouver l’origine de chacune des pièces jouées en boucles. Pourtant dans ce titre intitulé Scandale !, l’une de ses toutes premières compositions, ce sont quelques notes de Bartók, Debussy, Stravinsky ou encore Richard Strauss qui cohabitent ensemble pour former un patchwork organique, une énigme posée par le Chapelier Fou !

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Aujourd’hui Chapelier Fou a délaissé les samples de musiques préexistantes pour favoriser au contraire ses propres boucles originalesqu’ils jouent lui-même sur scène. Cela lui permet de donner plus de vies à ses concerts et pour nous nous spectateurs de voir comment le musicien organise la forme de ses morceaux, construit ses polyphonies et fabriquent devant nos yeux ses édifices électroniques et colorés. 

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Si l’on prend le morceau le Quart de ton, il faut donc imaginer Chapelier Fou enregistrer lui-même cette accompagnement de violon puis à l’aide d’une pédale faire jouer cet accompagnement en boucle et superposer par-dessus un nouveau motif avec le même violon.  La partition défile sous nos yeux et l’on se laisse prendre par cette musique reconnaissable entre mille, magique comme un conte de Lewis Carroll… 

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