Entretien
Vendredi 5 avril 2013
51 min

Elisabeth Platel, directrice de l'école de Danse de l'Opéra Garnier

Elisabeth Platel, directrice de l'école de Danse de l'Opéra Garnier
Elisabeth Platel, directrice de l'école de Danse de l'Opéra Garnier

® Agathe Poupeney / OnP

Les élèves de l'Ecole de Danse et le Ballet de l'Opéra national de Paris dans le grand escalier et les pourtours du Palais Garnier
devant : Brigitte Lefèvre, directrice de la Danse (à gauche) et Elisabeth Platel, directrice de l'Ecole de Danse (à droite)

Retrouvez le dimanche 21 avril
l'émission de Stéphane Grant
L'air des lieu
Au Palais Garnier, l'École française de Danse fête son tricentenaire

Invités

Elisabeth Platel

commence à étudier la danse au Conservatoire de Saint-Germain-en-Laye, puis entre au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris. Elle en sort en 1975 avec un Premier Prix qui lui ouvre les portes de l'École de Danse de l'Opéra de Paris.
Engagée l'année suivante dans le Corps de ballet, elle est promue « Première danseuse » en 1979. A l'issue de sa première Giselle - le 23 décembre 1981 - Elisabeth Platel est nommée «danseuse Etoile».
Grande interprète du répertoire classique et académique, elle est choisie par Rudolf Noureev - alors Directeur de la danse à l'Opéra de Paris - pour créer les rôles principaux de Raymonda - 1983, du Lac des cygnes - 1984, de La Belle au bois dormant - 1989, et de La Bayadère - son ultime création en 1992.
Régulièrement invitée dans les grandes compagnies et théâtres étrangers , elle reçoit le Prix Massine en 1998 et le Prix Benois de la danse en 1999 qui lui sont attribués pour l'ensemble de sa carrière, et notamment son rôle d'Ambassadrice de l'École française à travers le monde.
Le 9 juillet 1999, elle fait ses adieux « officiels » à l'Opéra dans La Sylphide, tout en continuant à s'y produire en qualité d'étoile invitée (La Bayadère et Raymonda en 2000, Le Songe d'une nuit d'été en 2001).
Elle a enseigné à l'Opéra national de Paris pendant la saison 2002-2003.
A la rentrée 2004, elle succède à Claude Bessy à la direction de l'École de Danse.
Elisabeth Platel est Chevalier des Arts et Lettres, Officier dans l'Ordre national de la Légion d'honneur et dans l'Ordre national du Mérite.

A découvrir et à regarder sur la chaine ARTE

Arte rendra un hommage vivant et chaleureux à cette école unique au monde avec une programmation exceptionnelle : une série documentaire inédite, la diffusion d'une soirée de gala au Palais Garnier.

Dimanche 21 et 28 avril à 16h20
Grandes d'étoiles
une année à l'école de danse de l'Opéra National de Paris
une série documentaire de Françoise Marie.

Dimanche 28 avril à 20h45
Gala du tricentenaire de l'écoles Française de Danse
réalisation gala : François Roussillon, réalisation sujet : Vincent Barthélémy

à voir aussi sur Arte live

TROIS CENTS ANS D'HISTOIRE LIENT L'ÉCOLE AU BALLET

Marcel Quillévéré

Le tricentenaire de l'École française de Danse est l'occasion de rappeler à quel point l'École de Danse et le Ballet de l'Opéra de Paris sont unis de manière indéfectibleLe Ballet de l'Opéra national de Paris est le berceau de la danse classique.
Les principes et les codes de la technique chorégraphique, importés d'Italie par la Reine Catherine de Médicis au XVIe siècle, furent patiemment modelés et affinés dans le ballet de cour, puis sous le règne de Louis XIV.
Soucieux de faire du style noble un véritable art de la scène, le jeune monarque fonda en 1661 l'Académie Royale de Danse avec treize des meilleurs maîtres à danser du royaume dont la mission consistait à former des professeurs et à codifier l'art chorégraphique.
En 1669, il inaugure l'Académie royale de musique (nom initial de l'Opéra de Paris), avec en son sein la première troupe de danseurs professionnels d'Europe.
Avec le développement de la danse de théâtre et la fin du ballet de cour, la technique exige des artistes qualifiés.
C'est pourquoi, en 1713, Louis XIV fonde le Conservatoire de danse, gratuit, voué à perfectionner le talent des artistes de l'Académie royale de musique « On y enseigne l'école française, fondée sur la primauté de l'harmonie, la coordination des mouvements, la justesse des placements et le dédain de la prouesse ». Initialement destinée aux artistes de la troupe, les conditions indispensables à la pérennité d'une compagnie de qualité étaient réunies.

Tout savoir sur le Tricentenaire de l'Ecole de Danse

Programmation musicale

GENERIQUE de L'EMISSION : Suite Panaméenne de Kurt Weil
utilisé comme thème de la célèbre chanson Youkali
Rosemary Hardy, soprano
Ensemble Modern
H.K. Gruber
Album : Berlin im Licht réf : LARGO 5114

Jean Philippe RAMEAU (Livret de Louis Fuzelier)
Les Indes Galantes - danse du grand calumet de la Paix
Patricia Petitbon, soprano ; Kevin Greenlaw, Baryton
Ensemble vocal et orchestral La Cetra de Bâle
Andrea Marcon
Deutsche Grammophon

Giacomo MEYERBEER
Robert le Diable - Ballet
Orchestre International d'Italie
Renato Palumbo
Dynamic

Piotr Ilyich TCHAIKOVSKY
Casse Noisette - Dans la Fôret de pins
Orchestre Philharmonique de Berlin
Sir Simon Rattle
EMI Classics

Igor STRAVINSKY
Apollon Musagète - Coda*
orchestre symphonique de Détroit
Antal Dorati
Decca

Hector BERLIOZ
La Damnation de Faust - menuet des Feux follets
Orchestre des concerts Lamoureux
Igor Markevitch
Deutsche Grammophone

Maurice JARRE
Notre Dame de Paris - la Fête des fous
Orchestre Philharmonique de Prague
Nic Raine
Tadlow Music

Jean-Sebastien BACH
Messe en si - Benedictus
Markus Brutscher
Les Musiciens du Louvre
Marc Minkowski
Naïve

Darius MILHAUD
Scaramouche - 3 - Brasileira
Chrisitan Ivaldi et Noel Lee, piano
EMI classics

L'équipe de l'émission :
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