Entretien
Lundi 3 décembre 2012
52 min

Claude Tomasi fils d'Henri, le compositeur

Claude Tomasi fils d'Henri le compositeur
Claude Tomasi fils d'Henri le compositeur

® C.Tomasi

"Comment faire comprendre à ceux qui depuis leur naissance n'ont connu que les murs aux trous aveugles et les rues sans joie, l'attirance irrésistible de notre "Mare nostrum", et le désir obsédant d'y retourner. "
Henri Tomasi

Invités

CLAUDE TOMASI

Michel Solis est le pseudonyme de Claude Tomasi, fils du compositeur Henri Tomasi et de l'artiste peintre Odette Camp. Né à Paris en 1944, son premier engagement fut celui du marxisme.
Après avoir obtenu une maîtrise de Lettres modernes à la Sorbonne et y avoir suivi les cours d'études théâtrales de Bernard Dort, il écrivit plusieurs articles pour Bref, le journal du T.N.P. (Théâtre national populaire), notamment sur la pièce de Sartre Le Diable et le Bon Dieu, ce qui lui valut une amicale dédicace du philosophe.
Professeur certifié de Lettres modernes, après avoir enseigné pendant dix années, dont les deux plus heureuses (1975-1977) furent celles passées en coopération en Algérie au lycée de Tebessa, il démissionna de l'Éducation nationale.
« Il s'engagea alors dans une recherche spirituelle qui, après la rencontre du lama tibétain Guendune Rinpoché, l'amena à suivre la voie bouddhiste. »

HENRI TOMASI

Marcel Quillévéré

Le rêve d'Henri Tomasi est de devenir marin. Mais son père, facteur de la poste à Marseille, voulant en faire un musicien, l'inscrit dans sa sixième année en classe de piano au Conservatoire de Marseille, et le retire de l'école alors qu'il est âgé de 12 ans, au profit des études musicales. Il obtient en 1916 le premier prix d'harmonie.

Il tente à plusieurs reprises, sans succès, d'intégrer la classe de piano du Conservatoire national de Paris. De retour à Marseille, il reprend ses études au Conservatoire local. Pour participer aux besoins de la famille, il joue du piano dans les bars, cabarets ou les cinémas. C'est en improvisant sur les films muets qu'émerge l'idée de devenir compositeur.

En 1921, grâce à une bourse de la ville de Marseille et le mécénat d'un avocat, Maître Lévy-Oulman, il prépare de nouveau le concours d'entrée au Conservatoire national supérieur de musique de Paris, qu'il passe cette fois avec succès. Il y étudie l'harmonie avec Charles Silver, le contrepoint avec Georges Caussade, la composition avec Paul Vidal, la direction d'orchestre avec Vincent d'Indy et Philippe Gaubert. Il joue dans les cabarets de Pigale pour subvenir à ses besoins.

En 1928, il est recruté comme directeur musical à l'Orchestre des Concerts du Journal. La direction du Journal, un des plus importants quotidiens sur le déclin de l'époque, dont les locaux étaient situés 100 rue de Richelieu, avait eu l'idée d'organiser des concerts. Mais l'orchestre pouvait aussi accompagner des films muets, comme Finisterrae, film de Jean Epstein, projeté en 1929, au cinéma l'Œil de Paris.

Il mène une double carrière florissante de chef d'orchestre et de compositeur. Il dirige les grands orchestres français et européens, inaugure les compositions radiophoniques, particulièrement pour Radio-Colonial dès sa création en 1931.

En 1932, il participa au groupe de musiciens modernistes, Le Triton, avec entre autres Serge Prokofiev, Darius Milhaud, Francis Poulenc, Arthur Honegger.

En 1940, il prend la direction la direction de l'Orchestre national délocalisé à Marseille en raison de l'occupation allemande.

En 1946, il est nommé premier chef à l'Opéra de Monte-Carlo et dans la foulée à celui de Vichy. Il rejoint le Parti communiste français.
En 1952, il est honoré par le grand prix de la musique française de la S.A.C.E.M., année où il est victime d'un grave accident de voiture, qui l'obligera à abandonner définitivement la direction d'orchestre en 1957, à quoi s'ajoute une surdité dont les premiers symptômes apparaissent en 1953.
Ses œuvres d'après-guerre, particulièrement les œuvres lyriques, ont un grand succès, et sont la cible des critiques virulentes de l'avant-garde.

Découvrez l'association Henri Tomasi

Programmation musicale

GENERIQUE de L'EMISSION : Suite Panaméenne de Kurt Weil
utilisé comme thème de la célèbre chanson Youkali
Rosemary Hardy, soprano
Ensemble Modern
HK Gruber
Album : Berlin im Licht réf : LARGO 5114

Henri Tomasi
Concerto pour violon (La Périple d'Ulysse)-1962 3è mouvement, Final :allegro
Devy Erlih, violon
Orchestre National de France
Georges Tzipine
Lyrinx LYR 227

Henri Tomasi
Cyrnos pour deux pianos(1929)
Laurent Wagschal et Sodi Braide, pianos
Indé Sens INDES INDE037

Henri Tomasi
Mélodies Corses (1930) : Zilimbrina
Joanne Cassard, soprano; Laurent Wahschal, piano
Indé Sens INDES INDE037

Henri Tomasi
Miguel de Manara-1944 3è acte- 4è tableau : La confession
Raoul Jobin, ténor (Miguel de Manara); André Vessières, basse (L'Abbé)
Orchestre National de France
Henri Tomasi
Forlane UCD 16652

Henri Tomasi
Requiem (1943)
M-P.Lvaoger, soprano; J.Mayeur, mezzo; M.Pastor, ténor; D. Henry, baryton
Chœur régional Alpes-Côte d'Azur, Chœur départemental des Alpes Maritimes, Orchestre Philharmonique de Marseille
Michel Piquemal
NAXOS 554223

Henri Tomasi
Le Silence de la Mer-1959 : Scène Finale
Bernard Demigny, l'officier
Orchestre Lyrique de l'ORTF
Pierre-Michel Le Conte
Ad Vitam AV 121115

Henri Tomasi
Semaine Sainte à Cuzco pour orgue et trompette (1962)
Eric Aubier, trompette; Thierry Escaich, orgue
Indé Sense INDES INDE038

Henri Tomasi
Concerto pour guitare et orchestre à la mémoire d'un poète assassiné, Federico Garcia Lorca - 1966
Alexandre Lagoya, guitare
Orchestre Symphonique de Radio Zagreb
Jean Périsson
Lyrinx LYR 227

Henri Tomasi, Albert Camus
Retour à Tipaza-1966
Daniel Mesguich, récitant
Orchestre Philharmonique de Marseille
Patrick Davin
Ad Vitam AV 121115

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