Les légendes du jazz
Concerts
Dimanche 10 juin 2018
1h

Tony Williams à Paris en 1988 (2/2)

Tony Williams au New Morning à Paris le 22 juin 1988.

Tony Williams à Paris en 1988 (2/2)
Tony Williams, © Getty / Frans Schellekens

En 1988, cela fait déjà un certain temps que Tony Williams a renoué avec le jazz dit ternaire. Après la révolution qu’il a menée, tambour battant, chez Miles Davis, il a fait partie des inventeurs de la fusion entre jazz et rock et s’est imposé comme l’un des pionniers des rythmes binaires. Le déclic a lieu en 1976 : c’est la réunion avec ses vieux complices de chez Miles : Herbie Hancock, Ron Carter, Wayne Shorter. Miles étant hors circuit à l’époque, il est remplacé par Freddie Hubbard. ‘V.S.O.P.’, ' Very Superior Old Pale' pour qualifier un vieux cognac, armagnac ou encore un rhum, mais aussi quatre lettres majuscules pour un quintet prestigieux qui ne tarde pas à rendre de nouveau très populaire une certaine idée du jazz acoustique. C’est cette même idée que Tony Williams défend, au milieu des années 80, avec de jeunes musiciens qui ne vont pas tarder à voler de leur propres ailes. On a pu les découvrir au sein des Jazz Messengers d'Art Blakey : Wallace Roney, le seul trompettiste à avoir eu la chance d’étudier avec Miles Davis; le saxophoniste Billy Pierce qui, lui, a suivi les cours d’Andy McGhee au Berklee College of Music dont il présidera, plus tard, la section des bois; le pianiste Mulgrew Miller qui a beaucoup écouté Erroll Garner et Ahmad Jamal et se verra offrir le rôle de Duke Ellington, dans l'orchestre de son fils Mercer Ellington, à partir de 1976; le plus jeune d’entre eux, 23 ans et un son énorme, le contrebassiste Bob Hurst…

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Tony Williams (batterie)
Wallace Roney (trompette)
Billy Pierce (saxophone soprano et ténor)
Mulgrew Miller (piano)
Bob Hurst (contrebasse)

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