Les légendes du jazz
Concerts
Samedi 1 juillet 2017
1h

B.B. King à Nice en 1982

B.B. King à la Grande Parade du Jazz de Nice le 13 juillet 1982.

B.B. King à Nice en 1982
B.B. King en juillet 1982, © Getty / David Redfern

Riley Ben King est né en 1925, au sein de la plantation Berclair, à Itta Bena dans l’état du Mississippi. Ses parents étaient métayers et il travailla lui-même comme conducteur de machine agricole, tout en chantant du gospel dans les églises baptistes de sa région et en jouant de la guitare au sein du Famous St. John’s Quartet. En 1946, il suit à Memphis le chanteur Bukka White qui n’est autre que le cousin de sa mère. Il ne va pas tarder à se faire connaître, notamment grâce à la radio locale WDIA, où il cumule les fonctions de chanteur et DJ.

On le surnomme vite ‘Beale Street Blues Boy’, raccourci en ‘Blues Boy’ et finalement en ‘B.B.’. Il attire l'attention du producteur Sam Phillips (qui lancera plus tard Elvis Presley) et enregistre, à partir de 1949, pour le label RPM Records. 1949, année où va s’écrire la légende : lors d’un concert, une bagarre éclate entre deux clients. Le poêle à bois chauffant l’établissement est renversé ce qui provoque un grave incendie. B.B. King s’enfuit à l’extérieur en laissant sa guitare dans le club. Mais, réalisant son erreur, il se jette dans le brasier pour récupérer son instrument. Il apprendra plus tard que la rixe avait éclaté à cause d’une fille dénommée Lucille. Et, à compter de ce jour, toutes ses guitares porteront ce prénom.

Les influences de B.B. King sont multiples. Il a tout d’abord entendu Blind Lemon Jefferson et son blues traditionnel. Il a ensuite découvert T-Bone Walker qui jouait des accords plus complexes. Puis il va s’intéresser à l’harmonie jazz du pionnier du be bop, Charlie Christian, et finalement découvrir Django Reinhardt. Il imite, avec les doigts, le son du bottleneck et obtient ce fameux vibrato qui influencera, à son tour, les Rolling Stones, George Harrison, Jimi Hendrix ou encore Eric Clapton…

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B.B. King (guitare, voix)
Calvin Owens, James 'Boogaloo' Bolden (trompette)
Edgar Synigal (saxophone ténor)
Eugene Carrier (piano)
Leon Warren (guitare)
Russell Jackson (basse)
Herman Jackson (batterie)

  • Intro (Riley King)
  • Every Day I Have The Blues (Peter Chatman)
  • How Blue Can You Get (Jane Feather, Leonard Feather)
  • Let The Good Times Roll (Sam Theard, Fleecie Moore)
  • Guess Who (Jesse Belvin, JoAnne Belvin)
  • The Night Life (Willie Nelson)
  • Why I Sing The Blues (Riley King, Dave Clark)
  • When I'm Wrong (Riley King)
  • I Just Can't Leave Your Love Alone (Joe Sample, Will Jennings)
  • Don't Answer The Door (Jimmy Johnson)
  • The Thrill Is Gone (Rick Darnell, Roy Hawkins)
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