Les Grands Macabres
Programmation musicale
Mercredi 23 septembre 2020
5 min

Vincenzo Bellini, le jeune maestro et la peur de l’épidémie

Il était venu à Paris pour composer, loin de son Italie, l’opéra I Puritani. Retenu en France par le succès et la gloire, il est tombé malade alors que le choléra menaçait…

Vincenzo Bellini, le jeune maestro et la peur de l’épidémie
Vincenzo Bellini, compositeur italien (Catane 1801 – Puteaux 1835)
  • Aujourd’hui, 23 septembre, je voudrais vous parler de Vincenzo Bellini, mort le 23 septembre 1835 à l’âge de trente-trois ans. 

La carrière de Vincenzo Bellini est une cavalcade de succès depuis qu’à vingt-cinq ans, il a reçu sa première commande du Teatro San Carlo de Naples puis, l’année suivante, sa première commande de la Scala de Milan. Il est couvert de la gloire de La Somnambula en 1831 et de Norma en 1833 quand, en 1834, à trente-deux ans, il arrive à Paris. 

Le Théâtre Italien, installé Salle Favart, lui a commandé un opéra. Pendant neuf mois, il travaille sur I Puritani. Il s’est installé chez un ami anglais, Samuel Levys, dans une belle maison en bord de Seine, à Puteaux. Dans ce village aimé de l’aristocratie, on est tout près de Paris et, de l’autre côté du fleuve, c’est le paysage agreste du bois de Boulogne. 

Le 24 janvier 1835, la première d’I Puritani est un triomphe. Bellini reste en France. De riches amateurs lui commandent des pièces de musique de chambre et, surtout, Paris est la capitale du romantisme. Ici, on aime sa manière d’exprimer avec forces tous les états de l’âme et il croise Franz Liszt, Eugène Delacroix, Victor Hugo, Alfred de Musset, George Sand… Comme un Parisien, il va prendre les eaux pendant l’été à Enghien en compagnie de son ami Frédéric Chopin.

Nous écoutons :
A te o cara, l’air symbolique du dernier triomphe de Vincenzo Bellini, le célèbre quatuor des Puritains, créé à Paris quelques mois avant sa mort, ici dans une version aux couleurs très italiennes en 1961, avec Joan Sutherland, Antonio Zerbini, Ferruccio Mazzoli et Gianni Raimondi, avec l’orchestre du grand théâtre de Palerme dirigé par Tullio Serafin.

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