Les Grands Macabres
Programmation musicale
Vendredi 28 août 2020
3 min

Théo Sarapo, sous l’ombre d’Édith Piaf

Dernier mari de la Môme, ce jeune chanteur qui enregistrera avec elle un de ses derniers succès, a dû affronter les embûches inattendues d’un veuvage à grand spectacle.

Théo Sarapo, sous l’ombre d’Édith Piaf
Pochette du disque "A quoi ça sert l'amour" d'Edith Piaf avec Théo Sarapo.
  • Aujourd’hui, 28 août, je voudrais vous parler de Théo Sarapo, mort le 28 août 1970 à l’âge de trente-quatre ans. 

Si l’on représente l’amour sous la forme d’un enfant armé d’un arc, c’est sans doute parce qu’il fait n’importe quoi dans l’impulsion du moment. Un des tours les plus amusants de Cupidon, dans la France du général de Gaulle, c’est la rencontre d’Édith et de Théo.
En janvier 1962, Édith Piaf, la plus grande chanteuse du siècle et la plus populaire de la saison, croise le chemin de Theophanis Lamboukas, un jeune coiffeur d’origine grecque qui veut faire de la chanson. Ce n’est pas la première fois qu’elle aime passionnément un jeune homme et lui fait la courte échelle professionnellement – il y a eu Yves Montand, Jean-Louis Jaubert des Compagnons de la Chanson, Georges Moustaki…
Elle le baptise Théo Sarapo – littéralement, Théo je t’aime, en grec, elle l’engage en première partie de ses concerts, elle annonce qu’elle va l’épouser.
La France se partage. Misérable exhibition, disent les uns. Droit à l’amour, disent les autres. Ils enregistrent un duo, À quoi ça sert l’amour – gros succès.

Nous écoutons :
À quoi ça sert l’amour, paroles et musique de Michel Emer, enregistrée en duo par Théo Sarapo et Édith Piaf, dans l’intention de présenter le jeune chanteur au public.