Les Grands Macabres
Programmation musicale
Vendredi 4 septembre 2020
3 min

Susan Chilcott, soprano heureuse

Impeccablement blonde, grande, élégante, simple, très peu diva, la chanteuse anglaise incarnait avec force les héroïnes fragiles.

Susan Chilcott, soprano heureuse
David Rendall and Susan Chilcottdans une scène de l'Otello de Giuseppe Verdi, © Robbie Jack/Corbis via Getty Images
  • Aujourd’hui, 4 septembre, je voudrais vous parler de Susan Chilcott, morte le 4 septembre 2003 à l’âge de quarante ans. 

Alors que Susan Chilcott chante La Dame de Pique de Tchaïkovski à Covent Garden, une bougie du décor met le feu à la traîne de sa robe. Dans la salle, on comprend vite que ce n’est pas un effet de mise en scène. On crie un peu mais la soprano reste concentrée – impeccablement blonde, grande, élégante, simple. Elle ne s’interrompt que quand le pompier de service arrive en courant avec un extincteur.
Elle est ainsi, Susan Chilcott, imperturbable dans son engagement et très peu diva, il faut bien le dire.
Après tout, elle dira toujours sa gratitude devant le sort. Elle naît dans le sud-ouest de l’Angleterre en 1963 et grandit dans la ferme de ses parents adoptifs. Il y a des poneys, des champs pour courir, une bien gentille école où elle emporte sa première récompense pour avoir chanté en public à l’âge de trois ans.
À douze ans, elle rencontre Mollie Petrie, professeure de chant déjà célèbre pour son obsession de la santé vocale de ses jeunes élèves. Jusqu’au bout, ce sera son mentor. 

Nous écoutons :
Susan Chilcott dans "How Beautiful It Is", extrait du Tour d’écrou de Benjamin Britten, enregistré en 1999 avec l’orchestre de La Monnaie à Bruxelles, dirigé par Antonio Pappano.   

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