Les Grands Macabres
Programmation musicale
Vendredi 4 juin 2021
3 min

Stiv Bators, punk jusqu’au Père Lachaise

Le chanteur des Dead Boys a une aventure musicale et personnelles particulièrement romanesque, qui s’achève à Paris entre farce et tragédie.

Stiv Bators, punk jusqu’au Père Lachaise
Pochette de l'album Disconnected
  • Aujourd’hui, 4 juin, je voudrais vous parler de Stiv Bators, mort le 4 juin 1990 à l’âge de trente-neuf ans.

On savait que le punk, ça devait mal finir. Mais avec les Whores of Babylon, on s'amuse vraiment beaucoup . Ils vivent tous ensemble dans un appartement quelque part dans le nord de Paris. Un jour, Dee Dee Ramone cherche une de ses vestes de scène. Il la retrouve dans la chambre de Johnny Thunders, planquée dans une valise. Un truc classique de junkie : on vole ses copains pour se payer de la dope. Alors Dee Dee Ramone démolit la plus belle guitare de Johnny Thunders et il s’en va. C'est la fin de ce qui aurait pu être le plus grand groupe de l'histoire du punk après le punk.
Rendez-vous compte du casting. Johnny Thunders des New York Dolls, Dee Dee Ramone des Ramones, Rat Scabies des Damned et Stiv Bators des Dead Boys. Il semble que les Whores of Babylon n’aient donné que trois concerts, dont une date mythique le 24 mars 1990 à Paris. La légende court que, parmi les spectateurs – deux cents environ –, plus personne n’est encore vivant pour en parler.
Parmi les artistes, Johnny Thunders est mort d’une overdose le 23 avril 1991, Dee Dee Ramone est mort d’une overdose le 5 juin 2002. Mais Rat Scabies va bien. Enfin, je crois. À l’heure où je vous parle, il a soixante-cinq ans. Mais parlons de Stiv Bators, qui va mourir peu après la fin des Whores of Babylon.

Nous écoutons : Not Anymore, un titre paru sur le premier album des Dead Boys, Young, Loud and Snotty, en 1977, alors que Stiv Bators entre dans l’histoire du punk américain.

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