Les Grands Macabres
Programmation musicale
Lundi 21 juin 2021
3 min

Kami, en rêvant d’une certaine France

Le jeune batteur du groupe japonais Malice Mizer appartenait à une curieuse sous-culture fantasmant un rock Grand Siècle.

Kami, en rêvant d’une certaine France
le groupe japonais Malice Mizer sur scène , © BY-SA 4.0
  • Aujourd’hui, 21 juin, je voudrais vous parler de Kami, mort le 21 juin 1999 à l’âge de vingt-sept ans.

Il y a une des sous-cultures pop du Japon qui ne s’est jamais implantée en France, tout simplement parce qu’elle s’inspire de la France. Le visual kei ou visual rock, ce serait un peu la Pompadour en kabuki sur du vieux Polnareff.
Le genre est né au début des années 80, dans une sorte d’hyperbole d’une obsession visuelle pour le siècle de Versailles et de grand fatras musical postmoderne qui mélange le hard rock et la musique classique, la synth pop et le prog rock. C’est l’époque de Culture Club et de Duran Duran, qui n’incite pas à la sobriété vestimentaire dans le pays dont le théâtre traditionnel se délecte depuis des siècles de costumes spectaculaires et surchargés. Les groupes s’appellent notamment Versailles, D’Erlanger ou Malice Mizer. Et Kami est le batteur de Malice Mizer. 

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Nous écoutons : Unmei no Deai, titre composé par Kami et publié sous forme instrumentale, à titre posthume, par son groupe Malice Mizer.

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