Les Grands Macabres
Programmation musicale
Mercredi 9 décembre 2020
3 min

Jenni Rivera, reine du Mexique

De nationalité américaine, elle est enracinée dans la culture traditionnelle de son pays d’origine, qui fait d’elle une sorte de star féministe.

Jenni Rivera, reine du Mexique
Jenni Rivera Lors du prix Gente Latin Music Fan Awards en 2005 au Forum à Los Angeles, Californie, USA , © Getty / Jeff Kravitz/FilmMagic for Uno Productions
  • Aujourd’hui, 9 décembre, je voudrais vous parler de, morte le 9 décembre 2012, à l’âge de quarante-trois ans. 

Au Mexique, la banda ne demande pas forcément que l’on joue juste. Les orchestres qui accompagnent les chanteurs sont tellement à côté – y compris quand ils se produisent avec des stars – que l’on peut se demander si ce n’est pas tout simplement une partie de la définition du genre, cette fanfare qui joue faux comme toile de fond d’histoires de mauvais garçons, de bandits magnifiques et de règlements de compte dans des chansons d’où gicle la testostérone. Chez Jenni Rivera, c’est un peu ça, mais avec des vilaines filles, des trafiquantes et des gangstresses – et c’est une position curieusement féministe dans cette musique vigoureusement réactionnaire, traditionnaliste et mâle – jusqu’à elle, justement, Jenni Rivera. Elle s’en prend aux gentilles fifilles à papa et aux piqueuses de mec, mais surtout aux maris volages, aux amants violents, aux pervers sexuels. Il faut dire que, de ce point de vue-là, elle en connait un rayon. 

Nous écoutons :
La Reina del Palenque, un succès de Jenni Rivera dans lequel elle célèbre un des sujets les plus importants de ses chansons : elle-même

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