Les Grands Macabres
Programmation musicale
Jeudi 18 mars 2021
3 min

Ephraim Lewis, une nuit à Los Angeles

Espoir de la soul britannique à l’existence romanesque, il a pris les mauvais stupéfiants, la mauvaise nuit…

Ephraim Lewis, une nuit à Los Angeles
Pochette du disque "Skin" d'Ephraim Lewis
  • Aujourd’hui, 18 mars, je voudrais vous parler d’Ephraim Lewis, mort le 18 mars 1994 à l’âge de vingt-six ans. 

Le père d’Ephraim Lewis émigre de Jamaïque en Grande-Bretagne. Il s’établit à Wolverhampton, se marie et, en onze ans, il a huit enfants – six garçons et deux filles. La famille appartient à une église évangélique assez stricte – la même église que Sam Cooke, dont nous avons parlé il y a quelques semaines. On ne fume pas, on ne boit pas, on ne prend pas de drogue, on n’a pas de sexualité hors du mariage.
Le père de famille rêve d’avoir des Jackson Five ; ce seront les Lewis Five. Cinq garçons dont le répertoire est strictement religieux, et qui se produisent dans quelques paroisses rigoristes des Midlands. Ce n’est pas un grand succès, pas plus que le groupe séculier que créent ensuite les trois aînés des Lewis Five.
En 1984, Ephraim Lewis a seize ans. Il est le dernier enfant de la famille, le dernier à vivre avec ses parents. Et sa mère meurt d’une hémorragie cérébrale. 

Nous écoutons :
I Can’t Be Forever, une des chansons de l’album Skin d’Ephraim Lewis, en 1992 – son unique album. 

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