Les Grands Macabres
Programmation musicale
Lundi 14 décembre 2020
3 min

Dinah Washington, le jazz heureux

Gourmande de plaisirs (et de mariages), cette chanteuse sait tout chanter et séduire tous les publics.

Dinah Washington, le jazz heureux
Dinah Washington vers 1970, © Getty / Michael Ochs Archives/Getty Images
  • Aujourd’hui, 14 décembre, je voudrais vous parler de Dinah Washington, morte le 14 décembre 1963 à l’âge de trente-neuf ans. 

Dinah Washington aurait pu être une immense chanteuse de gospel, ou alors la plus grande artiste féminine de country, ou sillonner tous les cabarets upper class d’Occident en chantant du Kurt Weill. Au lieu de quoi, elle a séduit tout le monde – les clubs de jazz, les radios pop, la ménagère de moins de cinquante ans…
Parce qu’elle est partout à son aise, Dinah Washington, avec sa voix dans le masque, une voix joviale, salée, un peu graveleuse parfois mais toujours de plain pied avec son auditeur. Diction parfaite, phrasé blues, elle est une influence décisive sur l’art et même sur la théologie d’Aretha Franklin, porte-parole dans la soul music des femmes qui n’ont pas une vie parfaite.
Une vie parfaite ? On n’ira pas jusque là en ce qui concerne Dinah Washington, mais quelle carrière !

Nous écoutons :
What A Diff’rence A Day Makes, un des plus grands standards que nous a légués Dinah Washington, enregistré en 1959. 

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