Les Grands Macabres
Programmation musicale
Mercredi 21 octobre 2020
3 min

Dick Twardzic, une seringue à Paris

Virtuose savant du piano jazz mais héroïnomane, il part en tournée européenne avec Chet Baker…

Dick Twardzic, une seringue à Paris
Couverture de la pochette du disques "Complete recordings" du Dick Twardzik Trio.
  • Aujourd’hui, 21 octobre, je voudrais vous parler de Dick Twardzic, mort le 21 octobre 1955 à l’âge de vingt-quatre ans.

Dick Twardzic est précoce. Un enfant prodige du piano qui prend des cours avec Margaret Chaloff, future professeure de Keith Jarrett ou Herbie Hancock et mère de Serge Chaloff, virtuose du saxophone baryton. 

À quatorze ans, Twardzic est déjà musicien professionnel dans le circuit des clubs de Boston. À seize ou dix-sept ans, il est déjà accro à l’héroïne. 

Mais il suit les cours du conservatoire de Boston où il nourrit son jeu d’une sophistication très lettrée. Dans le milieu du jazz bostonien, on apprécie beaucoup son approche des standards, parfois très complexe, et ses premières compositions. Quand on l’écoute aujourd’hui, on pourrait croire que c’est le fils caché de Thelonious Monk et Bill Evans.

Premier album à vingt ans, en 1951, avec le saxophoniste Charlie Mariano, puis l’année suivante avec Charlie Parker de passage à Boston, et aussi beaucoup de concerts avec Serge Chaloff ou Lionel Hampton… 

En octobre 1954, il signe avec le label Pacific Jazz pour des enregistrements avec son propre trio, enregistrements produits par Russ Freeman, compagnon de route de Chet Baker. Et, justement, Chet Baker part en tournée en Europe pendant l’été 1955.   

Nous écoutons :
Just One Of Those Things par le trio de Dick Twardzic, enregistré en octobre 1954 pour ce qui sera son unique 33 tours comme leader, paru à titre posthume en 1956 sur le label Pacific Jazz

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