Les Grands Macabres
Programmation musicale
Jeudi 17 septembre 2020
3 min

Christophe Bertrand : écriture véloce, fin prématurée

Le compositeur français, remarqué au tout début du XXIe siècle par ses pièces d’une virtuosité étourdissante, était aussi un grand mélancolique.

Christophe Bertrand : écriture véloce, fin prématurée
Le compositeur Christophe Bertrand en 2008, © Pascale Srebnicki
  • Aujourd’hui, 17 septembre, je voudrais vous parler de Christophe Bertrand, mort le 17 septembre 2010, à l’âge de vingt-neuf ans. 

Christophe Bertrand doit beaucoup à Gyorgy Ligeti. Non pas à son Grand Macabre mais à son Concerto de chambre, qu’il découvre à l’âge de quinze ans. Jusque-là, c’est un jeune pianiste qui n’aime pas le XXe siècle. À partir de Claude Debussy – et Debussy inclus, il s’ennuie dans les partitions et même comme auditeur. 

Un jour, quand même, il achète un album de Ligeti et c’est le choc. L’étudiant pianiste devient aussitôt compositeur. Directement. 

Christophe Bertrand se trouve un style : un tourbillonnement dense, fiévreux, tendu, virtuose. Il le dira dans une interview : il veut « une écriture instrumentale transcendée par la vitesse ». 

A dix-neuf ans, il reçoit le prix de composition du Conservatoire à rayonnement régional de Strasbourg. Mais il ne part pas poursuivre ses études à Paris – il dit qu’il n’a pas attendu un diplôme pour composer. Alors il préfère continuer à composer. 

Nous écoutons :
La Chute du rouge, œuvre pour clarinette, violoncelle, vibraphone et piano de Christophe Bertrand, composée en 2000 et enregistrée en 2002 en concert par l’ensemble In Extremis avec le compositeur lui-même au piano. 

L'équipe de l'émission :