Les Grands Macabres
Programmation musicale
Vendredi 20 novembre 2020
3 min

Chris Whitley, bluesman postmoderne

Il a incarné autant le futur de la pop qu’une posture résolument underground, au cours d’une carrière tout en virages et en surprises.

Chris Whitley, bluesman postmoderne
19 septembre 1991, Chris Whitley sur la scène du Hartford Civic Center à Hartford, Connecticut. , © Getty / Ebet Roberts/Redferns
  • Aujourd’hui, 20 novembre, je voudrais vous parler de Chris Whitley, mort le 20 novembre 2005 à l’âge de quarante-cinq ans. 

Chris Whitley aurait sans doute aimé vivre à l’époque de Robert Johnson et traîner un vieux dobro en traversant l’Amérique en passager clandestin dans des wagons de marchandises. Ou alors parler sans fin avec André Breton et Paul Éluard en promenant ses longs cheveux blonds dans une nuit des années 20 à Montparnasse…
En tout cas, il est toujours ailleurs, c'est-à-dire à plusieurs endroits à la fois. Un jour, grand espoir du business de la pop ; un autre jour, rocker pointu ; puis dans le climat grunge de son époque, puis défricheur tenté par les nouvelles textures électroniques, puis bluesman aux séductions rugueuses et dépouillées… C’est à son époque, d’ailleurs, que les critiques ont commencé à parler couramment de musiciens postmodernes, c'est-à-dire affranchis des impératifs de l’histoire et des genres. 

Nous écoutons :
Kick the Stones, un titre du premier album de Chris Whitley, Living With the Law, en 1991, qui sera choisi pour figurer dans la bande originale du film Thelma et Louise

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