Les Grands Macabres
Programmation musicale
Lundi 9 novembre 2020
3 min

Carl Stamitz, gloire et chute d’un musicien errant

Être un musicien à la mode puis passer de mode et finir sa vie ruiné, ce n’est pas seulement arrivé avec la musique pop.

Carl Stamitz, gloire et chute d’un musicien errant
Carl Stamitz
  • Aujourd’hui, 9 novembre, je voudrais vous parler de Carl Stamitz, mort le 9 novembre 1801 à l’âge de cinquante-six ans. 

Carl Stamitz est orphelin à l’âge de douze ans. Son père, Johann Stamitz, est le musicien le plus influent de l’école de Mannheim, ce groupe de compositeurs et chefs d’orchestre qui répandent dans toute l’Europe la forme de la symphonie concertante. Il meurt à l’âge de trente-neuf ans, en ayant commencé l’éducation de son fils Carl, et aussi du petit Anton, sept ans.
Carl poursuit sa formation avec les confrères et élèves de son père. À Mannheim, il joue à la cour de Charles-Théodore de Bavière, se bâtit une réputation de virtuose du violon et de l’alto et, à vingt-cinq ans, en 1770, il part pour Paris, engagé par le duc Louis de Noailles.
On le demande aussi à Versailles, où il compose La Promenade Royale, symphonie à la pointe de l’esthétique du moment. Son frère Anton et lui impressionnent par leur virtuosité mais Carl Stamitz est aussi un des compositeurs qui écrivent le plus abondamment et avec le plus de grâce pour la clarinette, instrument terriblement à la mode. Il devient la coqueluche du style galant – une musique fluide, élégante, souriante, d’une influence décisive sur Mozart.

Nous écoutons :
Le 3e mouvement, presto, du Concerto pour clarinette en si bémol majeur de Carl Stamitz, interprété en 1992 par Eduard Brunner et l’Orchestre de chambre de Munich sous la direction d’Hans Stadlmair. 

L'équipe de l'émission :