Les Grands Macabres
Programmation musicale
Mercredi 2 juin 2021
3 min

André Mathieu ou la malédiction de Mozart

Enfant prodige, compositeur précoce, séduisant à la fois le grand public et les lettrés, le virtuose et compositeur québécois a fini par s’enliser…

André Mathieu ou la malédiction de Mozart
André Mathieu à onze ans
  • Aujourd’hui, 2 juin, je voudrais vous parler d’André Mathieu, mort le 2 juin 1968 à l’âge de trente-neuf ans.

Être Mozart, ce n'est pas difficile. C'est rare, mais on peut y arriver. Ce qui est impossible, c’est de rester Mozart..

Car le nom de Mozart tombe en une grêle tenace sur André Mathieu. Mozart du Québec, Mozart du Canada, Mozart des Amériques, Mozart du XXe siècle, Mozart incontestable, Mozart absolu... Même Rachmaninov, qui s'y connait un petit peu, va jusqu'à dire, je cite : « Il est plus génial que je ne le serai jamais. » Et quand Rachmaninov lâche ce genre de phrase, on ne contredit pas.

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André Mathieu, comme Mozart, a des parents. Papa est le pianiste Rodolphe Mathieu, maman est la violoniste Wilhelmine Gagnon, deux personnalités de la musique classique au Québec.

À quatre ans, le petit André compose ; à cinq ans, il donne son premier concert avec un Concertino n°1 pour piano et orchestre. Comment oser regimber quand le génie se manifeste avec autant d'évidence ? La famille Mathieu part alors à Paris en 1936 – il a sept ans. André suit notamment l'enseignement d’Yves Nat et un vaste chœur de sommités clame une immense admiration.

Nous écoutons : Le 3e mouvement du Concerto de Québec d’André Mathieu, avec Philippe Entremont au piano et l’orchestre du Capitole sous la direction de Michel Plasson, en 1995.

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