Mercredi 18 mai 2016
4 min

DSK de conscience

Lct
Après l’affaire DSK il y a 5 ans, l’affaire Denis Baupin la semaine dernière semble délier les langues. 17 femmes politiques tous partis confondus ont signé ce week-end une tribune dans le JDD pour dénoncer sexisme harcèlement et abus sexuels dont elles font trop souvent l’objet.
De quoi inspirer Cécile de Kervasdoué et Benjamin Laurent qui dans l’actualité chantée de cette semaine vous proposent d’entendre Nicolas Lafitte et Gilles Blanchard dans leur « DSK de conscience »

Paroles :

Alors c’est vrai cette fois les choses vont vraiment finir par changer?
Finie la pression dès l’enfance de ces mères qui veulent que leur fils soit le plus fort, le plus intelligent, le plus puissant, quitte à l’être en écrasant les filles ?
Fini les concours de gros bras, les compétitions sportives, les bagarres pour éviter à tout prix de passer pour le faible, la lavette, la tafiole ?
Finie la surenchère de blagues graveleuses pour s’intégrer dans une bande de copain ?
Finies les ambiances entre hommes de matchs foot, de bière, de musique tonitruante où jamais on ne parle de ses émotions?
Fini de se taire et de fermer les yeux face aux dérapages grossiers de supérieurs, de collègues, voir de copains qui masquent leur peur des femmes en étant avec elles méprisant et violents ?
Fini ces réunions de direction où les femmes sont magistralement absentes?

Refrain
J’ai un dsk de conscience
Une douleur qui me lance
Car je ne veux plus me taire
Ne plus couvrir tous ces pervers

Comme bien d’autres hommes de ma génération moi je veux que ça change, je veux être féministe !
J’en ai ras le bol de me taire dans une France tellement ringarde qu’elle valorise encore la figure du mâle dominant comme attribut incontournable du chef.
J’en ai ras le bol d’entendre des femmes me raconter qu’elles ont peur de rentrer la nuit seules ou de prendre les transports en jupe.
Ras le bol d’être un témoin impuissant quand elles sont forcées de choisir entre carrière et enfant.
Ras le bol de savoir que ma sœur, comme avant elle ma mère, et plus tard ma fille subissent comme une femme sur 5 des insultes, des caresses, un rapport forcé, simplement parce qu’elles sont nées filles.
Je ne veux plus être associé à tous ces hommes arriérés qui me font moi aussi passer pour un cochon parce qu’ils ne sont pas capables d’accepter ni de contenir leur désir.

Refrain
J’ai un DSK de conscience
Une douleur qui me lance
Car je ne veux plus me taire
Pour couvrir tous ces pervers

Pourquoi les femmes devraient elle avoir moins le choix dans leurs rêves que la plupart des hommes ?
On peut se cacher derrière le soi-disant pays de la séduction mais nous savons tous, que les femmes ici sont abusées en toute impunité !

Qui n’a pas subi d’atteintes physiques ou morales ne peut sans doute pas le comprendre dans sa chair. Essayez pourtant, Messieurs, faites cet effort d’imagination et pour une fois ne soyez pas la caricature un peu limitée que d’autres vous imposent.

L'équipe de l'émission :
Mots clés :